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26/08/2015

De la couleur !

Dimages.jpgans une interview publiée par nos confrères des Inrock, le Dr Eric Gallois, psychiatre au Centre hospitalier de Montargis, propose un traitement inattendu de la dépression… Il se souvient avec nostalgie du temps où, dans les années 70, les routes étaient recouvertes d'une fine couche de graviers locaux. Elles étaient roses dans sa région, donnant à la ville et aux trajets en voiture des couleurs et des reflets. « Le sol est notre cinquième façade. Les nuits d’hiver, sous la pluie, ces routes reflétaient une certaine luminosité. Elles n’inspiraient pas de peur ni d’angoisse. Il y a une dimension esthétique qui apaise, » affirme-t-il. Et puis il a été décidé (par qui? comment?) pour des raisons sans doute économiques plus que techniques de ne plus utiliser les gravillons colorés.

L’impact de la couleur et de la lumière sur le moral n’est pas une découverte, il existe des lampes à forte intensité lumineuse destinées à lutter contre la dépression saisonnière. Mais le rôle du noir foncé du bitume sur le psychisme ne m’était encore jamais apparu ainsi. Or elles sont partout autour de nous, ces routes, que nous marchions, que nous pédalions ou que nous roulions! « Les routes sombres sont des îlots de chaleur qui peuvent entraîner une augmentation de 10 à 20 degrés par rapport à un sol clair, et en plus de l’impact écologique cette perte de luminosité a des conséquences sur l’humeur. Elle induit l’angoisse et l’état dépressif » affirme le psychiatre.

C’est que l'homme avec un grand H à besoin de couleur et de variété. Quand les couleurs sombres envahissent son environnement, insidieusement, il souffre. Dans quelques jours, rentrée oblige, les jolies robes d'été et les chemises claires risquent de céder la place aux couleurs sombres, le mouvement est déjà amorcé dans les transports parisiens. De moins en moins de rouge, jaune, bleu ciel ou rose, de plus en plus de noir, vert bouteille et bleu foncé. Et si cette année nous bichonnions la multichromie, pour nous et pour ceux qui vivent avec nous? Et si choisir des tenues joyeuses et ajouter un peu de rouge sur les lèvres faisait partie de nos armes contre la morosité, aussi sûr que profiter de la lumière de septembre nous aide à faire le plein de vitamine D?  La « femme coquelicot », cette jolie histoire d’amour d’une septuagénaire pétillante contée par Noëlle Chatelet ne disait rien d’autre… C'est aussi le choix d'Iris Apfel, ici en photo, 93 ans, la femme d'affaire la plus branchée de la planète selon Le Figaro Madame. Demain, promis, je m’habille comme elle couleur fleurs de printemps!  ima 2ges.jpg

22/08/2015

Mon amie (?) la puce

Eimages.jpglle aurait la taille d’un grain de riz ou d’un minuscule morceau de scotch, et je ne peux m’empêcher de mettre des parenthèses à l’idée qu’elle serait mon « amie », cette petite puce. Car cette nouvelle mode venue de Suède me semble tout simplement effrayante et le peu de réaction autour d’elle me sidère.

Jugez plutôt: le journal du net nous informe que « des chercheurs britanniques ont développé des cyberpilules munies de microprocesseurs capables de délivrer des informations au patient et à son médecin, via leur smartphone. Implanté sur le médicament, le dispositif mesure 1 millimètre carré et transmet l’information à travers votre peau vers un patch adhésif. La puce peut dire si vous avez bien pris le médicament prescrit et s’il a un effet bénéfique sur votre santé en mesurant des paramètres biophysiques comme le rythme cardiaque, la respiration, l’état du sommeil… » Est-ce une révolution médicale ? Je connaissais les implants contraceptifs, qui délivrent durant 3 ans des hormones comme la pilule. Ici, on fait un pas de plus vers la surveillance permanente de l’individu.

En creusant un peu, je découvre que des puces électroniques d’un autre type sont déjà implantées dans le corps de personnes volontaires y compris en France. En Suède, une entreprise implante sous la peau de ses employés une puce d’identification pour leur « faciliter la vie », histoire de payer le café à la cantine et d’entrer dans leur bureau sans clef.  Certains prédisent que d’ici deux ans, tous les citoyens américains devront se faire poser un implant garant de leur identité, indispensable pour accéder au système de santé et à l’ensemble des administrations. L’accès au médecin réservé aux personnes implantées ? On croit rêver. D’autres imaginent les achats de demain réglés aussi par puce…   

Suis-je la seule à trouver que ça fait peur? Car du volontaire à l’obligatoire, il n’y a qu’un pas vite franchi. Ceux qui se souviennent de leurs leçons d’histoire ou qui ont vu au cinéma le remarquable film « La femme au tableau » de Simon Curtis voient à quoi je pense.  Une puce remplaçant nos carte vitale, passeport, carte de crédit, curriculum vitae et codes secrets en tout genre, sans laquelle se soigner, se déplacer, s’alimenter ne serait plus possible… Il y a de quoi trembler sur les dérapages possibles de la technologie. Les volontaires actuels, il y en a, jugent au contraire l’idée avant-gardiste, pratique, branchée…

J’assume: je préfère prendre le risque d’oublier mon traitement et peut-être un retard dans le diagnostic d’une maladie à venir plutôt que de vivre en sachant chaque battement de mon cœur observable par un inconnu que je n’aurais pas choisi. Dernière nouvelle: une équipe de chercheurs japonais annonce avoir mis au point une puce mesurant en temps réel la température du corps, le rythme cardiaque… et demain nos émotions et nos opinions?

07/08/2015

Soignés par des langoustines !

Alangoustine-seule.jpgurais-je ouvert le message aussi vite s’il n’avait pas été envoyé par l’Institut Pasteur de Lille? Pas sûr. Quoi que, au cœur de l’été, quand on aime les fruits de mer, ce type d’information insolite donne envie de s’y arrêter! Jugez plutôt: la réintroduction de langoustines dans les fleuves africains permet de lutter contre la bilharziose, une maladie parasitaire mortelle. C’est la découverte que vient de faire le centre de recherche biomédicale sénégalais « Espoir pour la santé », dirigé par le Dr Gilles Riveau du Cnrs-Institut Pasteur de Lille, qui mène l’expérimentation avec des équipes américaines de Stanford.

La bilharziose est la maladie parasitaire la plus répandue au monde après le paludisme. Elle est présente en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et dans l’est de l’Asie. 600 millions de personnes y sont exposées à l’occasion d’une simple baignade ou en marchant dans l’eau des lacs et des rivières contaminées. Une maladie grave: près de 300 000 personnes en meurent chaque année. Le coupable: un petit ver d’eau douce qui se multiplie dans des escargots avant d’être libéré dans l’eau et de contaminer le système sanguin en pénétrant par la peau.

Voilà que les chercheurs ont découvert que certaines langoustines d’eau douce sont des prédateurs naturels des escargots. En 18 mois, la réintroduction de langoustines dans les rivières infestées a permis une diminution de 50% des personnes contaminées et une réduction de 80% du nombre des escargots infectés par les parasites. Bien plus efficace que les médicaments, constatent les chercheurs ! Mieux, il semblerait que les langoustines, même infectées, soient consommables. Autrement dit, elles apporteront d’un même coup la santé et de quoi manger (ou du travail) aux populations, souvent pauvres, de ces pays… Charmants crustacés !

 
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