logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

25/08/2016

Manger les yeux ouverts

Qlivraison-bio-lausanne-84064.jpguel casse-tête, cette histoire de repas, et ça revient trois fois par jour! Nous avions déjà appris à décortiquer les étiquettes pour glisser dans le caddy les produits aux listes les plus courtes, à cuisiner maison, à préférer le bio, les aliments de proximité et de saison, et voilà que des enquêtes nous emmènent dans les coulisses écœurantes de l’agro-alimentaire (pour les amateurs, la liste des livres récents sur le sujet est disponible ci-dessous). Il y est question de grains de blé stockés dans un bain de pesticide, de poules et de vaches entassées les uns sur les autres, de vertigineux taux de résidus chimiques dans les pommes… Et bien moi, je ne m’en plains pas : j’aime autant savoir ce que je mange. Connaître les conditions d’élevage et d’abattage telles qu’elles sont, y voir clair sur les méthodes de production, ça m’aide à décider de mes menus, en mon âme et conscience.

Les prises de position en matière de choix alimentaires foisonnent. Celles de Sophie Marceau s’inscrivent dans son combat en faveur de la protection de la nature, celles de Mathieu Ricard pour une nourriture altruiste, et  Novak Djokovic, numéro 1 mondial de tennis,  affirme lui qu’il est possible d’optimiser sa puissance physique avec un régime végétal…Voilà que sont désormais décernés des trophées du bien-être animal. Remis par CIWF, une association internationale dédiée aux animaux d'élevage, ils ont récompensé mardi 28 juin 2016 à Berlin 41 leaders de l'agroalimentaire pour leurs engagements en faveur du bien-être animal. Parmi eux, sept entreprises françaises, dont Michel et Augustin, Monoprix, Terrena Nouvelle Agriculture et Harry's.

De quoi réfléchir avant de faire ses courses. Cela ma va parfaitement bien. Et si je mange ensuite moins ou pas de produits animaux, ce n’est pas mon médecin qui s’en plaindra, pourvu que je compense avec les protéines végétales et de bonnes associations féculents/légumineuses. Et si je mange moins mais mieux, je pourrais même dépenser un peu plus et soutenir une agriculture sans doute plus traditionnelle, mais qui donne du travail aux agriculteurs et maintient de beaux paysages dans nos compagnes. Déguster un bon repas, ça marche aussi les yeux ouverts ! 

De nombreux livres récents prennent position pour une évolution de notre alimentation :

saveza vous vraiment.jpg100jours sans viande.jpgenceinte-et-vegetarienne-editions-terre-vivante.jpgviandard-z.jpg

livre-bidoche.jpg

 

 

 

 

"Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans votre assiette ?", d'Isabelle Brokman et Dr Robert Barouki. Le livre brulot de la rentrée. Une enquête sur les méthodes de production et de conservation de denrées alimentaires de base : blé, viande, poisson, pomme, tomate, pomme de terre de l’agriculture et de l’élevage intensifs. Loin d’être rassurant et souvent stupéfiant. Ed Solar 2016 (sortie en septembre 2016), 19,50€.

 "100 jours sans viande", d’Aline Perraudin. Elle fut journaliste à Notre Temps et dirige aujourd’hui la rédaction de Santé Magazine. Elle raconte dans ce récit très personnel ce qu’elle a découvert durant ces 100 jours durant lesquels elle a abandonné la viande tout en menant l’enquête sur la filière alimentaire. Facile à lire, amusant et instructif. Ed Flammarion 2016, 18€.

"Enceinte et végétarienne", d’Hélène Defossez. Pour accompagner les futures mamans qui ne mangent pas de viande en s’assurant qu’elles et leurs bébé ne manquent de rien. Ed Terre vivante 2016, 19€. En Librairie et sur boutique.terrevivante.org

"De Viendard à végane", de Bruno Blum, un musicien journaliste spécialiste du rock et du reggae qui s’est penché sur l’origine des aliments arrivés dans son assiette.  Mama Editions 2016, 20€.

Plus ancien, "Bidoche", de Fabrice Nicolino, une enquête fouillée et très documentée sur les conditions d’élevage en France. Ed Les liens qui libèrent 2009, 21€.

Lire la suite

12/08/2016

Les redoutables révélations du big data: un exemple avec la Dépakine

image.jpegIl faut s'y faire, le big data, c'est ça aussi. Big data, ce sont ces milliards de données chiffrées qui permettent de lever le voile sur des pratiques jusqu'ici mal connues. L'Assurance maladie connaît par exemple tous les médicaments qui nous sont prescrits. Et aussi notre âge, nos antécédents médicaux etc. Une somme d'informations gigantesque. En croisant ces données, il est possible de les faire parler et de mettre au jour des interactions dangereuses ou des dérapages de prescription. C'est ce qui vient de se passer avec la Dépakine qu'ont reçue 10 000 femmes enceintes après 2006. Cela fait 10 000 prescriptions de Dépakine alors que les risques sur le fœtus étaient connus depuis les années 1980, publiés et avaient donné lieu à de nouvelles règles de prescription (voir Dépakine: un nouveau scandale sanitaire?).

Avec le big data, toutes les prescriptions vont devenir de plus en plus transparentes. On sent l'œil de Big Brother côté pile, inquiétant s'il est mal utilisé, et, côte face l'accès enfin à une source d'information pour éviter les dérapages parfois dramatiques comme c'est le cas ici. Nul doute que nous ne sommes qu'au début des révélations apportées par ces bases de données, et que, demain, nous en connaîtrons plus sur les risques et les bienfaits de croiser tel traitement avec tel autre, ou d'utiliser un dosage plutôt qu'un autre...

L'autre question soulevée par l'affaire de la Dépakine est celle de la formation continue et de l'information des médecins, et j'ajouterai : et des pharmaciens. Comment est-il possible, une fois encore, que tant de professionnels de santé soient passés à côté du risque Dépakine/grossesse? La molécule a été prescrite à des ventres ronds, puis délivrée en pharmacie aux mêmes ventres ronds... Au secours! Où est le principe "d'abord ne pas nuire"? Le simple fait d'être abonné à la revue Prescrire qui pointe le problème Dépakine depuis des années aurait évité bien des drames... Quand apprendrons-nous enfin de nos erreurs? Cette histoire nous replonge dans la lamentable affaire du Distilbène, interdit en France des années après les Etats-Unis, et ses effets "bombe à retardement" désormais bien connus: on sait aujourd'hui que les enfants et les petits enfants des femmes exposées durant la grossesse dans les années 1950 à 1970 ont un risque augmenté de cancer et de stérilité. Et que les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques présentes partout autour de nous (médicaments mais aussi dans les colles, plastiques dans les moquettes etc) peuvent avoir des effets sur plusieurs générations.

Enfin, cette affaire est l'occasion de rappeler que prescrire un traitement durant la grossesse devrait être une exception et qu'aborder la question des effets secondaires devrait être systématique en consultation. Soyons des patients curieux et posons des questions!

02/08/2016

Lectures d’été avec le prix Paroles de patients 2016

Bianca-182x295.jpgcouv-CANCER-BOULE-DE-GOMME-185x295.jpgDECLERCK-Patrick-COUV-Crâne-200x292.jpgglacontete-185x295.jpgjournal-d-un-vampire-en-pyjama-701380-1-200x292.jpgladouceurdesurvivre-1400px-191x295.jpgpourq-187x295.jpgsarah-30-ans-mon-cancer-meme-pas-peur-196x295.jpgSchovanec-C-183x295.jpg

 

 

 

 

 

 

                                                           

 

Notre Temps est partenaire pour la cinquième année consécutive du prix littéraire Paroles de patients. Cinquième été de lectures passionnantes et foisonnantes pour moi, puisque je représente la rédaction parmi les membres du jury. Et déjà une certitude : le cru 2016 est excellent !

Vous avez aimé le livre vivifiant de Charlotte de Villemorin, lauréate l'an dernier? Reprenez le chemin des librairies! Neuf livres sont en compétition cette année, la sélection est à retrouver ici. J’ai en lu une bonne partie, et je me régale ! Leur point commun : ils racontent tous des histoires réelles de maladie ou de handicap, vécues par les auteurs eux-mêmes ou par l’un de leurs proches. Car on sait bien que le cercle de la famille et des amis est lui aussi durement secoué quand la vie est bousculée comme un avion en pleines turbulences, ignorant encore s’il pourra atterrir.

Chut ! Impossible de vous confier encore mes coups de cœur, le secret s’impose jusqu’aux délibérations. Je peux quand même vous dire qu’au fil des lectures - romans, biographies, essais… -, je découvre des personnes magnifiques. Avec simplicité, elles décrivent les sentiments qui les animent, leurs besoins, leurs peurs aussi, leurs liens avec des équipes médicales souvent extraordinaires, leur talent pour savourer la vie malgré tout, à chaque battement de cœur. Émouvants, drôles, instructifs, ces récits puissants sont des concentrés de vie et d’amour. Certains sont riches en suspense digne d'un roman policier, d’autres poignants comme un coup de foudre amoureux… Cela nous promet des débats joyeusement animés avant d’élire le lauréat !

Les récits de patients sont un genre littéraire qui a trouvé sa place dans les librairies depuis une dizaine d’années. Soutenu par Notre Temps, le prix Paroles de patients, initié par le Leem, est décerné par un jury composé de journalistes, d'une libraire, de médecins, d'une responsable d’association de patients et d'un ex-lauréat. Il sera remis le mardi 11 octobre 2016 à Paris.

Vous vivez vous aussi des moments intenses autour de la maladie ou du handicap ? Vous pouvez prendre la parole via un prix parallèle, ouvert aux auteurs n’ayant encore jamais publié, le prix Talents de patients. Toutes les formes d’expression sont acceptées : texte, vidéo, photos, blog, poème, chanson… Les inscriptions sont ouvertes en ligne en cliquant ici. Le prix sera également remis le 11 octobre 2016. Tout le monde peut participer !

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique