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21/12/2017

De retour chez moi dès ce soir, chouette !

Otableau chirurgie ambulatoire.jpgpéré dans la journée, de retour chez soi le soir : c’est la définition de la chirurgie ambulatoire, qui sera la norme pour 70% des interventions d’ici cinq ans (54% aujourd’hui), a annoncé la ministre de la santé Agnès Buzyn. De quoi rattraper nos voisins européens et américains, certains sont déjà à près de 90%. De quoi réduire encore les complications post opératoires : moins de phlébites et de troubles respiratoires puisqu’on se remet debout plus vite, et d’infections nosocomiales. De quoi enfin éviter les syndromes de désorientation qui guettent les plus fragiles d’entre nous. J’ai rencontré le Dr Philippe Marre, secrétaire de l’Académie de Chirurgie : il applaudi des deux mains et rappelle que cette évolution est possible grâce aux nouvelles techniques qui rendent le geste plus précis et moins agressif, et à une organisation des soins repensée qui simplifie le parcours du patient. J’ai écouté le professeur Corine Vons, présidente de l’Association française de chirurgie ambulatoire m’expliquer qu’aujourd’hui, il est conseillé de boire jusqu’à deux heures avant l’opération, cela limite les troubles urinaires, et de remanger très vite,  pour éviter les nausées. Elle m’a montré les courbes des opérations ambulatoires par âge : c’est entre 50 et 82 ans qu’il s’en pratique le plus, et chez les tous jeunes enfants. Déjà, certains chirurgiens murmurent que toutes les opérations pourront être éligibles, si l’état de santé et une présence au retour le permet. Chouette !

11/12/2017

Repas particuliers à Noël

images.jpgJ-1 mois, J-1 semaine, J-…. Le grand jour approche, repas de fête et table soignée, une joie bien sûr, avec peut-être cette pointe d’appréhension quand il n’est pas absolument acquis qu’il n’y aura pas d’empoignade entre deux convives: Noël est une période à risque dans les familles, c'est bien connu. Et depuis quelques temps, second casse-tête : tenir compte des régimes alimentaires de tout le monde. Entre les allergies, les intolérances et les choix éthiques, chacun ses préférences, ses habitudes, ses choix, souvent non négociables. Le défi est désormais de rendre ces impératifs compatibles avec un repas « vraiment » festif. 

J’en étais là de mes réflexions quand un livre étonnant est arrivé entre mes mains. Un livre, ou peut-être une bible, tant l’objet est massif, complet, riche, en un mot nourrissant et, à l’approche des fêtes, absolument rassurant. 472 pages de recettes clairement classées, simples dans les propos et joliment illustrées. Notre salut viendra de la variété puisqu’il est évident qu’il faut renoncer à l’idée de satisfaire tout le monde avec un menu unique, voilà de quoi renouveler les genres. Bonne nouvelle !

Sobrement intitulé « Vegan », ce beau livre donne le ton et rassure d’emblée, avec sa couverture jaune vif mettant à l’honneur des légumes aux couleurs chatoyantes: on ne va pas s’ennuyer à table ni proposer des saveurs fades. L’auteur, Jean-Christian Jury, est un chef toulousain qui partage son temps entre Berlin où il a ouvert un restaurant végan, Los Angeles, la Thaïlande où il enseigne ses secrets, et tous les lieux qu’il visite au fil de ses voyages. C’est donc un tour du monde qu’il propose –entrées, salades, soupes, plats principaux, céréales et légumes secs, desserts et astuces de chefs, venus de 150 pays– 100% végan, c’est-à-dire sans produits dérivés des animaux (œufs, lait, crème…). Voilà de quoi ravir à la fois les végétariens et les intolérants au lactose, et mettre à l'honneur les légumes du jardin, s’il en reste en bocaux ou au congélateur !

Si le repas de fête, c’est avant tout un moment de rupture avec les habitudes, un moment qui rassemble autour de saveurs nouvelles et raffinées dans le but de faire plaisir et d’épater ses invités, c’est le bon moment pour se lancer. Paroles de chef : « J’ai voulu surprendre le convive non végétalien avec des recettes à fort impact visuel, des menus gourmets, des cèpes, des truffes, des algues, des produits biologiques frais… J’ai atteint mon objectif en prouvant que les ingrédients issus du monde animal ne sont pas indispensables pour cuisiner un repas savoureux et rassasiants. »

Parce que j’adore les surprises et les nouvelles saveurs, et parce que ma fille comme elle le raconte ici, cuisinière, pâtissière, adepte du "local, de saison, sans produit animal" sera à ma table, je vais me lancer pour Noël. J’hésite encore: Mezzé d’aubergine et tahini ? Carpaccio d’avocat, radis rouge et carotte ? Sushis verts et sauce à la cacahuète ? Ravioles aux champignons ?  Cheesecake orange chocolat ? Ou peut-être mousse au citron, banane au lait de coco et au tapioca… Au fil des pages, une certitude : ces plats-là trouveront sans soucis une place de choix sur la table familiale, à côté du saumon fumé et de la bûche glacée !

Végan, de Jean-christian Jury. Ed Phaidon 2017; 39,95€

22/11/2017

Toxiques, les grands-parents ? Allons bon!

GetFileAttachment.jpgIl se trouve toujours des cerveaux étranges pour lancer des études improbables, et d’autres pour les publier... c’est le cas pour ces travaux menés par une équipe de chercheurs de Glasgow en Écosse qui a mesuré l’influence des grands-parents sur la santé des petits-enfants dans 18 pays. J’ignore tout des détails de l’étude, et de sa fiabilité scientifique, mais la conclusion est tombée comme un couperet : les grands-parents ont un impact négatif sur le poids de leurs petits-enfants car ils ont tendance à trop les nourrir et à leur proposer trop de friandises, et ils n’encouragent pas assez leur activité physique. Concernant la santé en général, carton rouge là aussi pour les papis et mamies: ils fument trop souvent dans leurs logements et imposent aux enfants un tabagisme passif mauvais pour leurs poumons et accélérateur de cancers. Houhouhou, stupides grands-parents, semblent conclure les chercheurs....

Passé le premier mouvement de surprise teinté d’énervement, je dois le reconnaître en tant que candidate au titre très couru de « meilleure grand-mère de France », je me suis amusée à lire les commentaires suscités par ces drôles de conclusions.

Et j’ai compris que tout l’intérêt de l’étude réside en fait là. Et c’est tellement émouvant...

Parmi les milliers de personnes bousculées par ces propos, tant de commentaires racontant des tranches de vies heureuses avec les grands-parents. Certains, bien plus nombreux que je n’aurais imaginé, confient même avoir été « élevés » par leurs grands-parents. D’autres confient avoir des problèmes de santé ou un travail en rythmes décalés, et ne s’en sortir avec leurs enfants que parce que leurs parents sont là pour prendre le relais, « jour et nuit, et je suis si rassurée de savoir que mes filles reçoivent tout l’amour dont elles ont besoin », confie Amélie. « Pour la hausse des cancers, regardez plutôt du côté des pesticides dans les aliments », suggère Naïs. « Nous sommes complémentaires aux parents », assure Raymonde.  « Mes parents donnent de la stabilité à ma fille », renchérit Andji. « Avec mes petits-enfants, c’est piscine, accrobranche, jeux et marches dans les bois », ajoute Sylvie. « Quand ma petite-fille rentre de l’école, elle me raconte son déjeuner de la cantine pour que je puisse équilibrer son dîner. J’ai 80 ans, elle 11, nous jouons à des jeux éducatifs et je ne lui donne presque jamais de bonbons. Et je fume, oui, mais ni dans la maison ni dans la voiture! » s’étrangle Renée. Violette s’amuse : « Alice ne veut manger des légumes qui si c’est sa mamie qui les lui prépare ». Et les commentaires se poursuivent, à retrouver ici si cela vous amuse. Le mot de la fin à Charles : « Je crois que les chercheurs écossais devraient remplacer le whisky par de l’eau... » Sûr qu’il y aura de nombreux élus au concours des meilleurs grands-parents de France! 

 
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