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07/05/2015

« On ne meurt pas comme ça » de Charlotte Fouilleron

A51j8j-3eK6L._SY344_BO1,204,203,200_.jpglors que le test de dépistage du cancer colorectal nouvelle génération va enfin arriver dans nos pharmacies, Charlotte Fouilleron publie un livre plein de sensibilité qui raconte son parcours contre cette maladie. « Si la moyenne d’âge du cancer du côlon est de 65 ans, c’est grâce à moi » lance-t-elle bravement, du haut de ses 37 ans. Et c’est avec l’énergie de la jeunesse qu’elle décide de faire bouger le regard des « non malades » sur ce cancer encore tabou.

Non qu’elle détaille dans le menu les traitements et les opérations. Elle parle bien sûr des étapes-clefs du diagnostic, des traitements, la fatigue et le reste. Mais ce qui intéresse cette journaliste coquette et enjouée, c’est plutôt l’interaction avec ses proches : sa famille, ses amis, les équipes médicales qui l’accompagnent sur le chemin de la guérison. Il y a sa mère, qui se rend disponible, aimante, capable de la secouer lorsqu’il le faut, et de l’encourager, toujours. Son père, présent dans l’ombre, solide aussi. Les bonnes copines qui apportent la légèreté dès que c’est possible. Les médecins qui lui parlent parfois avec tact, mais pas toujours. Les détails auxquels elle s’accroche, comme les petites marques de féminité de sa cancérologue qui la rendent plus humaine à ses yeux. Les « amis » indélicats, à fuir avant qu’ils ne vous plombent un peu plus. Et l’espoir d’un avenir meilleur, pour elle la quête de l’amour malgré les obstacles de la maladie…

Ce récit plein d’optimisme est un réel message d’espoir pour tous ceux qui ont été ou sont confrontés, directement ou pas, à l’épreuve du cancer. Car on en sort souvent guéri, du cancer, parfois même plus fort, et toujours différent de celui ou celle que nous étions dans la vie d’avant…

Chez la femme, le cancer du côlon est le deuxième le plus fréquent, après le cancer du sein, avec 19000 nouveaux cas par an. La survie à 5 ans est de 94% lorsqu’il est diagnostiqué au stade 1. Une raison de plus de ne pas passer à côté de ce dépistage désormais plus simple et plus fiable. « Charlotte parle du cancer d’un ton drôle, impertinent et vrai » confirme sa cancérologue, le Dr Frédérique Maindrault-Goebel qui signe la post-face. Elle conseille sa lecture. Moi aussi.

« On ne meurt pas comme ça » de Charlotte Fouilleron Ed Max Milo - Mai 2015 - 18€

29/04/2015

Parkinson : La colère d’Hélène Cardin et son mari Gérard

Mphoto.JPGon amie Hélène est en colère. Et comme elle a longtemps dénoncé les dérives du monde de la santé sur l’antenne de France Inter, elle n’hésite pas à le faire savoir. De quoi s’agit-il ? D’une aventure qu’elle n’aurait jamais pensé avoir à vivre.

Résumé des épisodes précédents : une maladie de Parkinson a été diagnostiquée chez son mari Gérard il y a sept ans. Par chance, il répond bien au traitement. Oh, c’est un vieux médicament qui ne coûte pas bien cher, environ 5€ la boite, mais qui fait son effet : il lui permet de marcher, de parler, bref de profiter de la vie. Voilà qu’au printemps 2014, la pharmacienne annonce une possible rupture de stock. Mais précise, rassurante, qu’un équivalent venu de l’étranger lui sera proposé. Prudente, Hélène demande quelques boites d’avance. Mais à la rentrée de septembre, le produit de remplacement n’est plus disponible à son tour. Hélène cherche partout, passe des coups de fils dans différentes pharmacies : rien. Ni les neurologues, ni France Parkinson ni l’Ordre des pharmaciens n’en savent plus. Le laboratoire conseille de diminuer les doses pour faire durer les réserves maison (!).

Mais surtout, Gérard ne va pas bien. « En quelques jours, je l’ai vu dépérir, ni plus ni moins, il s’est mis à tomber, à moins parler», s’étrangle Hélène. Gérard précise : « J’avais du mal à lever la jambe, à marcher, je parlais de moins en moins clairement… ». Et chaque jour, nouvel espoir déçu à la pharmacie.  

Le produit de substitution a fini par arriver, d’Allemagne, délivré au compte-goutte. Il est vrai que 8000 malades attendent… Sur la boite, une curieuse mention qui a surpris la pharmacienne comme les patients : « Spécialité importée à titre exceptionnel et transitoire dans le cadre de la rupture de stock du Mantadix », avec un prix : 0€. Et pas plus d’explication. Hélène a rangé sa carte vitale devenue inutile, mais maintenant elle a peur que la rupture de stock ne se renouvelle. « C’est la terreur » dit-elle.

Elle s’interroge sur les coulisses de l’histoire : est-ce en raison de son faible prix que le médicament a disparu des rayons ? Elle a mené son enquête : des ruptures de stock de médicaments, il y en a chaque jour (voir notre article sur notretemps.com). Ici un anti dépresseur indisponible durant deux mois, laissant une amie clouée au lit et désespérée. Là un vaccin ou une chimiothérapie introuvables… Derrière l’épouse de patient, la journaliste veille, qui ne peut s’empêcher de conclure par une pirouette: « Il y a quelques temps, le service médical rendu par le Mantadix (aujourd’hui Amantadine) a été jugé faible. Cette affaire aura au moins démontré grandeur nature que ce n’est pas le cas ».

23/04/2015

Après la conférence cancer du Salon des seniors…

MSENIORS 2015_©PHOTO FAUST FAVART 044.JPGerci de votre présence! C’est toujours un plaisir de retrouver « pour de vrai » ceux d’entre vous qui ont pu se déplacer au Salon des seniors. L’occasion d’approfondir ensemble un thème pour nous aider à garder la santé et de répondre aux questions de la salle. Cette année, c’était “Se protéger du cancer après 50 ans, c’est possible”. Il a été question de l’intérêt du dépistage mais aussi de la prévention. 

Pour ceux qui n’ont pas pu venir, un petit résumé des grandes idées développées : La faute au hasard, le cancer? L’étonnante étude publiée début 2015 dans la revue Nature qui développait la thèse du rôle déterminant du manque de chance dans l’apparition de la maladie a été bien relativisée … Nos experts, le Dr Dominique Bessette responsable du département prévention de l’Inca (Institut National du Cancer) et Frédéric De Bels responsable du département dépistage, ont confirmé le rôle indiscutable de certains toxiques tel le tabac, l’alcool ou encore l’absence d’activité physique sur bon nombre de cancers, toxiques qui ne doivent rien au hasard...

Leur message, c’est que oui, dans bon nombre de cas il est possible de limiter les risques, de stopper la maladie avant qu’elle ne devienne incontrôlable, et de repérer assez tôt un cancer pour bien le soigner. 

Frédéric De Bels a rappelé que le dépistage est efficace après 50 ans. De grosses études ont démontré que repérer tôt un cancer, c’est augmenter nos chances de guérison. C’est aussi le meilleur moyen de bénéficier de traitements plus légers, moins agressifs, laissant moins de séquelles… Les personnes de plus de 50 ans sont les plus touchées par le cancer : plus de 50% des cas sont diagnostiqués entre 50 et 75 ans et l’incidence augmente avec l’âge. C’est pourquoi des dépistages systématiques sont proposés par l’Assurance maladie, sans avance de frais. C’est une spécificité française.

Il est revenu sur les nouveautés en matière de dépistage, notamment le nouveau test pour détecter un cancer colorectal gratuit de 50 à 74 ans. Plus simple et plus performant, il sera disponible début mai en France.

Il a rappelé l’intérêt du frottis après la ménopause (conseillé de 25 à 65 ans, même en l’absence de rapports sexuels) et de la mammographie jusqu’à 75 ans (sans avance de frais de 50 à 74 ans tous les deux ans), qui évite des décès, c’est prouvé, a-t-il affirmé. Et après ces âges « officiels » ? C’est du cas par cas, seul le médecin traitant ou le gynécologue pourra donner le meilleur conseil personnalisé aux femmes.

FAUST FAVARTNos experts ont insisté sur l’intérêt, surtout à l’approche des vacances, de surveiller sa peau pour éviter les mélanomes, qui continuent à frapper de plus en plus de personnes : se protéger du soleil en se mettant à l’ombre, montrer à un dermatologue ou à son médecin traitant un grain de beauté qui a changé de forme ou de couleur ou devient irrégulier… A noter le 28 mai une journée de dépistage gratuit chez de nombreux dermatologues. Enfin, concernant le dépistage du cancer de la prostate, très controversé, l’intérêt d’un test régulier systématique n’est pas démontré, mais en cas de symptôme (difficultés à uriner ou douleurs par exemple), il faut bien sûr consulter.

 
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