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08/01/2015

Cryothérapie : un "sauna" glacial à -110° !

Aminata DABOcryotherapie2.jpgUne consœur raconte ce matin dans le Quotidien du Médecin son expérience inédite de « cryothérapie corps entier ». Une thérapie de choc qui consiste à entrer successivement dans trois pièces plongées la première à –10°C, la seconde à –60°C et la dernière à –110°C, où il s’agit de rester 3 minutes. La journaliste Charlotte Pommier a enfilé son équipement : un maillot de bain, des chaussettes sèches, des sabots, un bandeau pour les oreilles, des gants et un masque de chirurgien sur la bouche et le nez, tout doit être parfaitement sec. Ensuite elle décrit  le « tsunami de simulations nerveuses » qu’elle a vécu, dès la porte des –110°C refermée, le souffle coupé, l’invitation à bouger ou danser, le temps d’une chanson : la séance doit être agréable et indolore. Trois minutes plus tard, c’est fini. A la sortie, un temps de repos est prévu, à base d’alternance de bains froids et chauds… La cobaye s’est sentie « à la fois fatiguée, mais aussi stimulée et reposée… », mélange de sensations aussi étrange que la technique !

Pourquoi tout cela, me direz-vous ? Le choc thermique provoque une vasoconstriction et une stimulation des récepteurs thermiques du derme, avec un effet anti-inflammatoire, antalgique et antioxydant, qui accélère la réparation des micro-blessures. La cryothérapie corps complet est aujourd’hui essentiellement utilisée par les sportifs de haut niveau et proposé notamment par l’Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep). Muriel Hurtis, championne d’athlétisme, est la première à m’en avoir parlé, c’était au lendemain des championnats du monde de 2013. Elle se félicitait d’avoir fini la course sans déchirure musculaire : « C’est saisissant, mais cela permet de récupérer vite après l’effort intense de la compétition » racontait la jeune femme enthousiaste.

2015 pourrait voir la technique continuer à prendre de l’essor, celle fois comme outil thérapeutique. Car le grand froid a aussi une action sur la circulation sanguine, le cerveau et la température corporelle (on sort de la pièce très rafraichi, autour de 5-8°C au niveau de l’enveloppe corporelle, mais la température centrale est maintenue) qui pourrait aider à soigner des douleurs chroniques, peut-être des troubles du rythme cardiaque ou de l’humeur, et plus sûrement des affections rhumatologiques. Il est déjà utilisé dans ces domaines, en France et plus encore en Europe du nord. À ce jour, des expériences intéressantes ont été notamment menées dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante, la fibromyalgie et la polyarthrite rhumatoïde. À St Malo, le centre de rééducation fonctionnelle de la Clinique de la Côte d’Émeraude, le propose également contre le stress, la migraine et les troubles du sommeil… Glacialement prometteur!

 

 

23/12/2014

Le retour des ordonnances à la main ?

Nmétronewse soyez pas surpris si votre médecin reprend son stylo pour rédiger son ordonnance : à partir du 1er janvier 2015, il a l’obligation de mentionner la molécule (appelée dénomination commune internationale, ou DCI) du médicament et non plus son nom commercial. Or son ordinateur n’est pas forcément capable de le faire.

La mesure a pourtant été votée en 2011, juste après l’affaire du Médiator, pour rendre les prescriptions plus transparentes. Mais peu de logiciels médicaux sont à ce jour certifiés par la Haute Autorité de Santé, ce qui complique la tâche des médecins. Résultat : seules 12% des prescriptions sont en DCI en France, contre 35% en Allemagne et 80% en Grande-Bretagne, preuve que c’est possible… lorsque les choses sont faites dans l’ordre : d’abord distribuer les outils, ensuite rendre leur utilisation obligatoire.

La DCI est attribuée par l’Organisation Mondiale de la Santé, elle est la même partout dans le monde. Elle est l’un des chevaux de bataille de la revue Prescrire, indépendante des laboratoires pharmaceutiques, qui liste au moins quatre bonnes raisons « de penser, parler, enseigner et prescrire » en DCI, qualifié de « vrai nom »  du médicament.

1/ Cela limite les confusions entre médicaments dont le nom commercial est proche. Mieux vaut éviter de mélanger l’antiépileptique Lamictal (lamotrigine), l’antifongique Lamisil (terbinafine)  ou le neuroleptique Largactil(chlorpromazine). Ou encore l’antidouleur Topalgic (tramadol) et l’antidépresseur  Tofranil (imipramine)…

2/ Cela permet de repérer d’éventuels doublons dans les prescriptions (par exemple de l’aspirine en plus d’une spécialité contre la fièvre contenant notamment de l’aspirine), donc des surdosages.

3/ Cela favorise l’indépendance par rapport aux stratégies commerciales des laboratoires pharmaceutiques : c’est une famille de molécule qui est prescrite. Un peu comme si on conseillait de consommer du yaourt plutôt qu’un Danone… Le consommateur sait immédiatement de quoi il s’agit. En cas de contre-indication aux anti-inflammatoires par exemple, il repère immédiatement si son ordonnance en contient.

4/ C’est rassurant pendant un voyage à l’étranger : en cas de besoin, il est facile de trouver un médicament similaire, il porte le même nom !

Deux précisions : il n’est pas obligatoire de sortir du cabinet médical avec une ordonnance - on peut être bien soigné sans médicament - et la prescription en DCI n’implique pas une prescription de médicament générique. En revanche, elle facilite la clarté pour le consommateur entre le traitement générique et son grand frère. A Notre Temps, nous veillons depuis des années à indiquer le nom international des médicaments que nous sommes amenés à citer dans nos articles. Nous avons toutes les raisons de nous féliciter de cette pratique… Même si nos médecins doivent dans un premier temps reprendre un stylo pour compléter leurs ordonnances !

10/12/2014

Dépister le glaucome en regardant la télévision?

CSeniors-des-problemes-de-vue-peuvent-provoquer-la-peur-de-tomber_exact441x300.jpgseniors+télé.jpg’est le type de test de dépistage dont on redemande : demain peut-être, il sera possible de regarder sa série préférée ou le journal du soir pour repérer un début de glaucome ! Cette maladie qui attaque silencieusement le nerf optique, le plus souvent après 40 ans, provoque une perte progressive de la vision. D’où l’intérêt de la dépister tôt.

Des chercheurs de la City University London soutenus par l’association caritative  Fight for Sight ont découvert qu’ils pouvaient identifier le glaucome en observant le mouvement des yeux d’une personne regardant une émission de télévision : le glaucome affectant la vision périphérique, la façon de regarder le petit écran est modifiée, une simple cartographie des mouvements occulaires suffit à la repérer. Des tests ont confirmé l’efficacité de cette technique qui pourrait être utilisée pour détecter la maladie mais aussi en assurer le suivi.

Serons-nous invités à regarder la télé au cabinet médical, ou pourrons-nous placer sur notre écran un petit boitier mouchard en guise de dépistage ? Le chercheur David Crabb, qui a suivi cette étude, ne le précise pas encore. Mais il a rappelé qu’un cas de cécité sur dix au Royaume-Uni est lié au glaucome, et une fois que les lésions sont apparues, elles sont irréversibles… Une petite séance de télé ce soir ?

 
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