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16/02/2017

Sleepbox, pour la paix des ménages même avec apnée du sommeil !

apnee.jpgIl ou elle ronfle magistralement et surtout enchaîne les pauses respiratoires si angoissantes pour le conjoint qui tente de dormir dans l'autre moitié du lit? C’est peut-être une apnée du sommeil. Ce trouble n'est pas seulement une source d'insomnie pour le partenaire, c’est aussi une maladie aux conséquences sous-estimées. Car l'enchaînement des micro-réveils, indispensables pour redonner au corps l'ordre de respirer, épuise le patient. En privant le cerveau d'oxygène, ces apnées multiplient par cinq le risque d'hypertension artérielle et d'accident vasculaire cérébral, par quatre l’arrivée d’un diabète de type 2, par 2,6 la probabilité de faire une dépression, et par 15 (je l’écris en toutes lettres : quinze) les accidents de la route, rappelle le professeur Jean-Louis Pépin, professeur de physiologie au CHU de Grenoble. Ce n'est pas rien! 20% des 45/65 ans et 30% des plus de 65 ans sont concernés.

La parade est connue et efficace: porter pour dormir un masque nasal ou noasobuccal relié à un tuyau par lequel de l'air est propulsé de façon à maintenir ouvertes les voies respiratoires. Finis les ronflements. Fini les pauses respiratoires. Le cerveau enfin bien oxygéné peut se reposer, et la vie reprend des couleurs.

Ça, c'est dans le monde idéal.

Dans la vraie vie, non seulement la majorité des personnes souffrant d’apnées du sommeil ne sont pas traitées, mais même celles qui disposent de l'appareil ne l'utilisent pas toutes, loin de là. Certaines refusent carrément de le garder chez elles. Une des explications est que, si les machines ont fait de gros progrès en termes de niveau sonore, elles continuent à donner à la chambre à coucher un air d’hôpital. C’est loin d’être un atout pour la vie de couple et pour le moral ! « Pour être utilisées, les appareils doivent faire envie et démontrer qu’ils améliorent la qualité de vie », insiste le Dr Marc Sapène, pneumologue.

Voilà qui explique sans doute l’enthousiasme de plusieurs de mes amis (dont j’ignorais pour certains qu’ils avaient recours à ce type d’appareil) à qui je parlais de l'initiative de Sefam. Cette start-up de Nancy a décidé de moderniser l'objet. Le désigner français Philippe Starck a relevé le défi dans l’enthousiasme avec l’espoir d’aider à lutter contre la honte liée à l’utilisation de l’appareil –il parle de « dé-hontiser » la machine.

OUvS1AZTg2VkUde91OMh.jpgL'appareil qu’il a conçu, baptisé Sleepbox, ressemble plus à un gros radio réveil qu'à un appareil d'hôpital. De couleur noire (il devrait bientôt exister en blanc, voire en d'autres couleurs), il remise à l'arrière de la machine les entrées des tuyaux, pour plus de discrétion. Le tube a pris une couleur translucide noir et gris, plus chic. Voilà pour le design. Côté modernité, bienvenue dans le monde de l’informatique : le dispositif recueille les données (temps d’utilisation, fuite d’air éventuelle, pression…), fait des statistiques, ce qui permet de mesurer et d’améliorer son efficacité. Ces données récupérables par blue tooth sur un smartphone, visualisables en couleur (vert : tout va bien, orange : moins bien…) peuvent être partagées avec le médecin. 

Pour le patient, aucuns frais, comme les autres appareils de pression positive continue, celui-ci est inclus dans le forfait de prise en charge de l’Assurance maladie. Il suffit de le demander au prestataire chargé de l’équipement. Un coup de pouce pour se motiver et mieux observer le traitement. Ce n’est peut-être pas la peine d'attendre la prochaine Saint Valentin pour le tester ?

 
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