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23/04/2014

Le coup de gueule de Colette Roumanoff : l’hôpital doit s’adapter aux malades Alzheimer !

roumanof.JPGColette Roumanoff, épouse d’Arthur dont nous avons déjà parlé ici et mère de l’humoriste Anne Roumannof, vient de me faire parvenir une lettre rédigée après plus d’un an de réflexion. Ce sont les conséquences désastreuses et irréversibles d’un court séjour à l’hôpital de son mari, patient Alzheimer et hospitalisé pour une forte fièvre, qui lui ont fait rédiger ces conseils destinés aux équipes médicales mais aussi aux familles de malades. Le récit complet de sa triste aventure est disponible ci-dessous… Je vous livre le tout sans en changer une virgule. Révoltant, émouvant... et mobilisateur?

Agnès

« Petit Mémo pour une prise en charge spécifique des patients Alzheimer par l’hôpital », par Colette Roumanoff.

Une prise en charge spécifique permettrait peut-être d’éviter une aggravation radicale de la maladie d’Alzheimer pendant que l’on cherche à guérir d’autres pathologies. Pour ne pas aggraver la confusion d’un patient hospitalisé,  il faudrait pourvoir envisager de :

-       Ne pas hospitaliser systématiquement, de chercher des solutions alternatives, et de limiter au maximum le séjour.

-       Ecouter attentivement les personnes qui connaissent le malade et ses réactions, car la maladie d’Alzheimer peut connaitre une aggravation soudaine, si elle n’est pas correctement gérée. Le degré de confusion présent ne peut pas être testé en quelques minutes. Il peut changer d’une heure à l’autre en fonction du stress perçu par le patient.

-       Inventer un protocole hospitalier spécifique, qui soit aussi peu intrusif que possible, qui permette de renoncer aux perfusions par exemple, qui respecte le quotidien du patient en l’autorisant à porter ses vêtements habituels par exemple.

-       Insister auprès de la famille pour qu’un familier soit présent en permanence, jour et nuit.

-       Respecter le rythme forcément plus lent du patient, dans les interventions et les soins. Ce sont des patients à manipuler avec d’extrêmes précautions.

-       Une personne pourrait être en charge du bien être moral du patient et de sa famille et donner des instructions adéquates aux autres personnes en charge.

Ci-dessous, le récit complet de Colette Roumanoff

Commentaires

Cela fait du bien de voir que d'autres passent par le même chemin de galère ! mon père est Alzheimer diagnostiqué en 2005 et a 85 ans ma mère 86 ans. Ils ne peuvent être ensemble car l'âge faisant ils sont "incompatibles" alors depuis janvier il va de service en service à l'hôpital car il n'y a pas de place adaptée pour lui !!! alors là il est en unité cognitive et chambre, armoire fermées à clé ! il a le sentiment d'enfermement de prison. Ce n'est pas ce que je souhaitais pour lui .... alors chaque jour je pleure et j'ai cette horrible impression de l'enterrer vivant et de ne pas tenir mon rôle de fille et prendre soin de lui..... il souffre et nous autour aussi car nous n'oublie rien !!! merci d'interpeller car nos voix sont trop insignifiantes ....

Écrit par : Monique | 24/04/2014

Après lecture de la lettre de Mme Roumanoff, j'approuve entièrement les termes de sa requête. Mes deux parents sont touchés par la maladie d'Alzheimer, et nous, les enfants, avons fait et faisons le maximum pour les maintenir à leur domicile, afin de leur conserver un équilibre - précaire, certes - mais équilibre quand même. Ils ont des repères, des rites, des habitudes instituées. Et à la lecture des ravages de cette hospitalisation dénuée d'humanité, j'ai peur de ce qui pourrait leur arriver s'ils devaient être soignés en milieu hospitalier. L'association "France Alzheimer", dont je suis membre, est dans la même démarche. Il faudrait fédérer ces requêtes, ces manifestes, et parvenir à faire respecter un protocole pour ces patients particuliers.

Écrit par : Marie LL | 24/04/2014

Et pour aller plus loin dans la réflexion, je pense qu'un jour moi aussi je pourrais me retrouver dans cette situation et je peur de vivre. Je ne plus cette joie de vivre depuis que mes parents âges sont décédés, car j'ai vu leur situation se dégrader très vite, malgré qu'il soient entourés par leurs enfants.

Écrit par : anna | 24/04/2014

L'hôpital doit s'adapter aux personnes agées...souffrantes;.....ces hôpitaux dénués d'humanité.....pour personnes agées....

Écrit par : alssanyoromuald | 24/04/2014

Je suis atterré par le récit que je viens de lire. Nous apprenons cela car Madame Colette Roumanoff possède la culture qui lui permet de s'exprimer, mais pensons aux personnes qui ont des moyens intellectuels moindre ( non péjoratif) celles-là souffrent et subissent en silence pour finir bien tristement une vie déjà parsemée d'embûches en tous genres pour ceux qui n'ont que rarement la parole face à des gens qui avec quelques connaissances supplémentaires se prennent pour Dieu le père. J'ai été hospitalisé deux fois pour des choses bénines mais qui nécessitaient une hospitalisation de quelques jours. Et j'ai assisté à l’autorité quasi militaire des infirmières. J'ai assez de bon sens pour ne pas généraliser mais celles qui agissent avec un peu d'humanité sont rares. J'avais dans ma chambre un monsieur de 91 ans qui n'avait jamais été hospitalisé.Il fallait voir la manière dont elles lui parlaient d'un ton comme si elles avaient en charge un enfant alors que ce monsieur avait toutes ses facultés;A tel point qu'un jour je me suis révolté en lui disant" Parlez-lui gentiment je vous prie, vous oubliez mademoiselle que ce monsieur a 91 ans qu'il a participé collectivement pour que nous soyons aujourd’hui libres et que nos enfants accèdent à des postes de responsabilités comme le votre alors ayez un peu plus de respect ,et faites comme si c'était votre père ou votre grand-père" je me suis entendu dire "mêlez-vous de ce qui vous regarde" C'est ce que je vais faire mademoiselle car venir en aide à quelqu'un me regarde et je vais faire un courrier au directoire de cette clinique. Les jours suivants cet homme était mieux traité, mais aurions-nous besoin d'agir ainsi ? Alors on va me parler de sous-effectifs, de malades pas toujours aimables mais dans tout corps de métier il y a des exigences et des contraintes mais il faut toujours laisser la priorité au côté "humain" Maltraiter un vieil homme n'arrangera pas la situation déplorée par la corporation.

Écrit par : HARDY | 27/04/2014

En règle générale une personne âgée est très mal prise en considération , qu'elle soit atteinte de la maladie d' Alzheimer ou non . Leur prise en charge milieu en hospitalier est souvent déplorable voir expéditive . J'en ai fait la triste expérience avec mon père.

Écrit par : GENEVIEVE | 27/04/2014

J'ai moi aussi été confrontée aux graves soucis que représente cette maladie
J'ai gardé chez moi , pendant 16 années ......de 1989 a 2005 ,ma mère atteinte d'Alzheimer , et a chaque hospitalisation ,c'était trés inquiétant , en 1989 ,on ne Nommait pas encore Alzheimer ...c'était crises de démence sévères ! et je me souviens l'avoir placée dans un hopital quelques temps pour que je puisse déménager dans une maison avec portail et sans étages , et l'hopital m'a téléphoné a 4h du matin pour me prévenir que ma mère avait '' fugué" ! j'étais a 980 km et je partais au travail .... je ne raconterais pas la suite , mais je peus dire que cet hopital n'a pas vraiment réagit
J'ai du arréter de travailler ,et elle est restèe chez moi jusqu'au bout ;

Écrit par : Roselyne | 29/04/2014

J'ai la sensation que la maladie d'Alzheimer gagne de plus en plus de personnes âgées et les hôpitaux et autres centres hospitaliers ne s'y sont pas encore adaptés. Je pense que la prise en charge de ces malades ne peut que s'améliorer.

Écrit par : champs magnétiques pulsés traitement | 15/05/2014

Mais ayant vécu pendant 16 ans avec ma mère atteinte de cette maladie ,je peux déja confirmer que bien des progrès ont été observés
Par rapport a 1989 quand on ne disait pas encore " Alzheimer " mais malade mental sévère ....
le personnel hospitalier ou en maison de retraite n'ont malheureusement pas progressé ,car pour ce faire , il faudrait trouver du personnel qui soit bienveillant et attentif aux personnes atteinte

Écrit par : Roselyne | 15/05/2014

Bonjour,

J'ai subit le même parcourt à l'hôpital clinique Claude Bernard à Metz au service Pinelli avec 4 infirmières des garces pour mon opération du cœur attention en Moselle les intervenants sont presque tous des bourreaux mieux vaut allez à Nancy super gentille

Écrit par : christian | 26/06/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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