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26/06/2014

Non, Dr Bonnemaison, vous ne deviez pas décider seul !

L-heure-de-la-verite-judiciaire-pour-le-docteur-Bonnemaison_article_popin.jpgLe jugement est tombé sous les applaudissements, le Docteur Bonnemaison est acquitté. Pour ceux qui auraient manqué le début de ce feuilleton médico-judiciaire , il s'agissait de comprendre comment et pourquoi un médecin urgentiste avait pu décider seul d'accélérer la mort de sept malades en fin de vie dans l’unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) du service des urgences de l’hôpital de Bayonne entre mars 2010 et juillet 2011.

On ne va pas refaire le procès, rappeler comme il est difficile pour des soignants comme pour les familles d'assister à des agonies qui s'éternisent parfois, qui font mal, qui font peur, difficile aussi de mesurer le degré de souffrance d'une personne quand elle ne peut plus s'exprimer, de déterminer qui doit prendre la décision de "cesser les soins déraisonnables" quand l'espoir de guérir a disparu à jamais, et à quel moment cela doit être fait...

Tout cela est vrai. « Vous n’êtes pas un assassin. Pas un empoisonneur. Vous avez agi en médecin, un médecin qui s’est trompé », avait déclaré l'avocat général Marc Mariée la veille du verdict. C'est sûrement vrai aussi. Les jurés ont tranché: ils estiment eux que le Dr Bonnemaison a agi dans son unité dans un « contexte bien spécifique » de patients âgés incurables dont les traitements avaient été arrêtés préalablement, et conformément à la loi". Et qu'il n’est pas démontré qu’en procédant à ces injections de sédatifs, "il y avait intention de donner la mort ».

Une décision qui pose question... Car la fin de vie n'est souvent pas facile. Mais qu'il s'agisse de patients âgés, de jeunes adultes ou de tous jeunes enfants, de femmes ou d'hommes, de riches ou de pauvres, cela ne change rien. Pour moi, le plus important est que la décision soit collective, et surtout pas celle d'un homme seul. 

Je souhaite de tout mon cœur qu'aucun d'entre nous ne se retrouve un jour dans un service où une décision lourde serait prise sans l'accord de nos proches et d'une équipe médicale complète. Je pense même qu'il faut savoir le dire clairement à l'équipe soignante lorsqu'on sent que la fin approche. Le Docteur Bonnemaison n'avait pas jugé bon d'informer les familles ni les soignants qu'il jugeait nécessaire d'augmenter les doses de ses prescriptions. Il peut croire en toute bonne conscience que c'était pour prendre sa part de responsabilité, pour épargner les familles et ses collègues, je refuse pour ma part à quiconque le droit de penser à la place des miens, ni de décider à ma place ce qui est mieux pour moi. Personne de doit pouvoir prendre seul une telle décision ! 

Agnès Duperrin

Commentaires

Je suis de tout cœur avec le docteur Bonnemaison je le soutiendrais de toutes mes forces
Je LUi dis merci pour son empathie ,je souhaite un jour tomber sur un médecin si courageux.merci docteur de votre compassion

Ch. Masquelier

Écrit par : Masquelier Christiane | 26/06/2014

je suis tout à fait d'accord avec vous.Il faut octroyer aux nôtres une fin de vie paisible.Je suis actuellement dans le meme cas car mon époux à la maladie d'Alzheimer.Il n'en est pas encore au stade de fin de vie mais je sais malheureusement que cela va arriver .Je ne veux pas le voir comme j'en vois, légumes végétatifs depuis des années .a quoi cela sert de maintenir en vie des personnes qui n'ont plus conscience de rien,qui sont alimentées par sonde .Je souhaiterais avoir un médecin comme celui ci car il est très difficile de prendre soit même une décision.Je préfèrerai ne rien savoir.
merci Dr pour vos décisions
beynette

Écrit par : MILLETesfalain@orange.fr | 29/06/2014

Heureusement qu'il y a des Dr Bonnemaison, car souvent la famille n'arrive pas à prendre une décision objective dans ces circonstances douloureuses. Un vrai médecin digne de ce nom doit avoir les capacités à décider seul en son âme et conscience!

Écrit par : TREMOULET | 29/06/2014

Madame, quand une personne décide de tuer un être humain , c'est un meurtre, ni plus ni moins, je suis infirmière à la retraite, j'ai assisté des fins de vie ainsi que chez des enfants ,la souffrance est une chose,on doit aider à l'apaiser, si possible à la vaincre, mais ôter la vie c'est un viol, le médecin comme un quidam ne peut décider d'un coup de tête de tuer parce qu'il ne supporte plus la souffrance des malades, changez de métier si vous ne le supportez plus!!!! nous sommes soignants, présents dans ces moments difficiles, pleins de compassions,et je pense que vous parlez sans savoir rien de ce qui se passe dans ces moments-là!

Écrit par : graziani | 29/06/2014

Madame, quand une personne décide de tuer un être humain , c'est un meurtre, ni plus ni moins, je suis infirmière à la retraite, j'ai assisté des fins de vie ainsi que chez des enfants ,la souffrance est une chose,on doit aider à l'apaiser, si possible à la vaincre, mais ôter la vie c'est un viol, le médecin comme un quidam ne peut décider d'un coup de tête de tuer parce qu'il ne supporte plus la souffrance des malades, changez de métier si vous ne le supportez plus!!!! nous sommes soignants, présents dans ces moments difficiles, pleins de compassions,et je pense que vous parlez sans savoir rien de ce qui se passe dans ces moments-là!

Écrit par : graziani | 29/06/2014

oui !!! entièrement d'accord avec vous ! M.C.

Écrit par : Casanova | 29/06/2014

Merci au Dr Bonnemaison.
Son attitude a mis en évidence la nécessité d'une loi sur la liberté pour chacun de choisir de mourir selon sa volonté.

Écrit par : elmylg | 29/06/2014

de tout cœur avec le Docteur Bonnemaison , j'ai écrit mes directives anticipées , j'adhère à l'ADMD mais quand des personnes jeunes sont incapables de manifester leur volonté, quand la loi Léonetti est insuffisante, mal connue, incomplète , il y a des êtres humains qui ont encore l'humanité , l'empathie et qui abrège les souffrances, acte pas évident du tout et dans la même situation , qu'aurions nous fait ??Légiférer , aider les mourants à partir sans souffrances inutiles , un texte adapté permettrait à chacun de choisir , de modifier selon son âge sa fin de vie qui lui appartient .

Écrit par : nette | 27/06/2014

Tout à fait d'accord avec vous, nette. En l'absence de directives anticipées écrites par le patient,trouver quelqu'un dont l'humanité, l'empathie essaie de réaliser ce qui est le mieux pour la personne. Pas facile. J'ai soutenu le Dr Bonnemaison et suivi son procès jour après jour, été soulagée lors de son acquittement et espère que l'Ordre des médecins va revoir sa copie afin de ne plus s'ériger en juge avant tout procès. Qui sont aussi ces personnes qui dénoncent ??? Comment travailler sereinement face à des drames humains avec la peur des dénonciations ?

Écrit par : LE DANOIS Marie Odile | 29/06/2014

bravo ! je n'ai rien à ajouter à votre mot. M.C.

Écrit par : Casanova | 29/06/2014

ce médecin n'avait pas à décider tout seul ,on peut apaiser la fin de vie . ceux sont des décision qui doivent etre prise en comité médicale

Écrit par : lhylea | 29/06/2014

Je ne suis pas du tout d'accord avec les commentaires d'Agnès Duperrin car, dans des cas comme ça, les jugements familiaux peuvent être faussés et aller à l'encontre des volontés de la personne qui souffre et ne peut plus exprimer ses desiderata.
Il suffit de voir le cas de Vincent Lambert que seul l'égoïsme de ses intégristes de parents le maintient en (sur)vie; désolé mais je ne voudrais pas être l'objet de telles enchères.
Le docteur Bonnemaison n'a même pas eu à décider pour un jeune homme devenu tétraplégique mais uniquement pour des personnes en fin de vie qui souffraient et pour lesquels il n'y avait, de toutes façons, qu'une seule issue. Il a fait preuve de beaucoup de courage !

Écrit par : Fréot Jean | 29/06/2014

Je suis tout a fait d'accord avec Freot Jean.Si il faut attendre que tout le monde soit d'accord .LA personne a le temps de souffrir

Écrit par : MORIN Christian | 29/06/2014

très bien ! j'aurais écrit exactement la même chose que vous. M.C.

Écrit par : casanova | 29/06/2014

Je suis soulagée du résultat du procès du docteur BONNEMAISON . Car son geste médical a permis de mourir dignement à des personnes en fin de vie. On parle souvent de douleurs en fin de vie on pense physique mais il en existe une autre "morale " Mon père a durant des mois subi l'une et l'autre et si sa douleur physique a bien été prise en compte l'autre a complètement été occultée . Mais moi sa Fille au travers de nos conversations nos regards j'ai assisté à cette douleur morale sans pouvoir faire quelque chose. Se sachant condamné à mourir en avril (il nous avait demande de l'aider à mettre fin à ces jours) il est DCD mi juillet. Pour lui ce fut un calvaire qu'il ne méritait pas et pour nous une attente insupportable du fait de son accompagnement. Je l'aime toujours ce père et regrette de ne pas avoir eu le courage de faire moi même ce que les soignants ont refusé.
Bien sûre le docteur Bonnemaison a pris des risques mais simplement pour lui car les malades lui ont certainement demande tout comme mon père l'a réclamé plusieurs fois aux médecins rencontres

Écrit par : Suzanne BOUDA | 29/06/2014

Dans des cas aussi graves un médecin ne devrait pas se permettre d'agir seul, ni se sentir obligé d'agir seul... Toute une équipe médicale devrait se réunir et décider ensemble...Puis en discuter avec la famille concernée, bien exposer les faits aussi irréversibles soient-ils...Puis enfin agir pour le mieux pour la première personne concernée: le ou la malade! Il existe des soins soulageant la douleur en attendant le soulagement définitif, il ne faut pas l'oublier!

Écrit par : Eve | 29/06/2014

je vis le même drame avec ma fille qui, a 34 ans, est atteinte de la maladie de Charcot, elle me supplie par les yeux de l' aider à partir. C'est inhumain,et je me tourne vers le neurologue qui est en droit de le faire avec l' accord des parents.Le fera t'il ?,car ma fille est bien jeune et il est utile ,aussi,de faire avancer la recherche!c' est une situation terrible,et l' on se sent bien seul.

Écrit par : carrette | 29/06/2014

Comme je vous comprends madame/ Un de nos ami vient de nous quitter. Comme il disait : je suis au bout du bout. Il a demandé qu'on ne s'acharne pas à le faire vivre à tout prix, il a demandé à partir et on l'a écouté, c'est la raison pour laquelle je ne comprends pas qu'on écoute pas votre fille surtout que pour cette maladie il n'y a aucun espoir.

J'aurais envie de dire : c'est une non assistance à personne en danger.
Je trouve que la loi Léonnetti est incomplète, il est grand temps de faire en sorte qu'il n'y ait plus d'ambiguité.
Merci au Dr Bonnemaison d'avoir fait ce que bcp de médecins devraient faire.

Écrit par : Béatrice | 29/06/2014

libérez votre fille ! d'autant qu'elle vous le demande ! que veut dire "il faut faire avancer (la recherche ou quelque chose d'analogue, j'ai oublié le terme exact) ..."" vous acceptez que votre fille serve de cobaye ??? j'espère pour elle que NON !!

Écrit par : Casanova | 29/06/2014

Merci à ce médecin pour avoir agi en son âme et conscience au bénéfice du malade. Je souhaite vivement que ces polémiques cessent et qu'on laisse la possibilité au personnel médical d'abréger les souffrances pour les personnes dont il ne reste plus d'espérance de vie.
Docteur Bonnemaison, vous avez été très courageux !

Écrit par : frangeul | 29/06/2014

oui !

Écrit par : Casanova | 29/06/2014

Je voudrais dire à Mme Duperrin qu il me semble préférable consacré les soins et les hôpitaux aux personnes qui ont un espoir de vie. D autre part personne ne parle du coût de ces soins alors que j entends tellement de réflexion concernant la Cmu destinée au personne démunie .

Un peu de charité chrétienne tellement revendiquée en ce moment serait à appliquer.

Écrit par : Me y | 29/06/2014

Je pense comme vous madame ; en plus de la compassion et de l'empathie nécessaires envers les malades en fin de vie il est très peu "convenable et accepté " de parler du coût de ces malades incurables et je le répète en fin de vie ! Les coûts engendrés par cette prolongation de vie " bien souvent en contradiction avec les malades eux mêmes voire leurs proches " se fait au détriment d'autres pour qui la vie reste un espoir ! Ne soyons pas hypocrites devant ce problème économique bien réel !....Paule VANDEWALLE

Écrit par : VANDEWALLE | 29/06/2014

je viens de lire les commentaires "positifs" de ces personnes souffrants moralement pour des êtres très chèrs. Voir souffrir les siens sans espoir de guérison est intolérable. Je ne veux pax voir souffrir les miens, si tout a été tenté. et surtout en tenant compte de l'âge du malade. J'ai eu 3 cas dans ma famille et amis. Mme Carette je connait cette maladie, hélas , le malade garde son mental jusqu'à la fin, sans pouvoir ni parler ni manger en dehors de tuyaux, sans oublier la toilette, et le peu de soutien qui n'existe pas pour aider l'entourage, cet ami est parti dans des souffrances morales, Il croyait en Dieu, mais voulait quand même se suicider, car à l'époque (1988) la fin de vie n'était pas d'actualité, Mes AMIS ont subits avec leur fille (27 ans) partie du syndrome d'Hoffmann, là pareil, Ils ont eu avec l'accord de leur fille mis fin à ces jours, 27 ans de souffrances d'opérations, de problèmes d'enfants (frères) qui se sont sentis mis de côté, mais des Parents restés unis malgré 27 ans de tristesse. Ces Amis sont hors normes, ils sont toujours gais et disponibles pour tous, Sur Ils en souffrent, mais le temps de fin de vie était très court, Alors .......... Je suis d'accord avec ce médecin, Les parents, amis, femmes ou maris, restent toute une vie qu'ils leur restent pour souffrir moralement, Je suis de tout cœur avec ces Parents, amicalement mld

Écrit par : marie-louise | 29/06/2014

bien dit. M.C.

Écrit par : Casanova | 29/06/2014

je viens de lire les commentaires "positifs" de ces personnes souffrants moralement pour des êtres très chèrs. Voir souffrir les siens sans espoir de guérison est intolérable. Je ne veux pax voir souffrir les miens, si tout a été tenté. et surtout en tenant compte de l'âge du malade. J'ai eu 3 cas dans ma famille et amis. Mme Carette je connait cette maladie, hélas , le malade garde son mental jusqu'à la fin, sans pouvoir ni parler ni manger en dehors de tuyaux, sans oublier la toilette, et le peu de soutien qui n'existe pas pour aider l'entourage, cet ami est parti dans des souffrances morales, Il croyait en Dieu, mais voulait quand même se suicider, car à l'époque (1988) la fin de vie n'était pas d'actualité, Mes AMIS ont subits avec leur fille (27 ans) partie du syndrome d'Hoffmann, là pareil, Ils ont eu avec l'accord de leur fille mis fin à ces jours, 27 ans de souffrances d'opérations, de problèmes d'enfants (frères) qui se sont sentis mis de côté, mais des Parents restés unis malgré 27 ans de tristesse. Ces Amis sont hors normes, ils sont toujours gais et disponibles pour tous, Sur Ils en souffrent, mais le temps de fin de vie était très court, Alors .......... Je suis d'accord avec ce médecin, Les parents, amis, femmes ou maris, restent toute une vie qu'ils leur restent pour souffrir moralement, Je suis de tout cœur avec ces Parents, amicalement mld

Écrit par : marie-louise | 29/06/2014

c'est très difficile cette situation mais il faut être réaliste,
hélas ! il y a le choc , le combat , la lutte , l'espoir de s'en sortir et au final que c'est irrémédiable ... Les gens sensés et qui aiment leurs proches vont réagir et ont, peut être, déja pris leurs dispositions écrites pour que soient abrégées leur souffrance, de la même façon que de donner un organe .
Nous allons y arriver à motiver les personnes à prendre ces dispositions qui auront pour but d'éviter bien des cas de conscience, tant de la part de l'équipe médicale ; des proches ; c'est une évolution qui a des conséquences tant morales qu'économiques
en ce qui me concerne je vais le faire,

Écrit par : crochemore | 29/06/2014

Mon père, 87 ans, atteint d'un Alzheimer avancé, doublé d'un cancer, est décédé il y a quelques années peu de jours après son hospitalisation. Ma mère, 88 ans à l'époque, était épuisée après des années d'accompagnement.
Je ne sais pas, mais je le soupçonne, si le corps soignant qui s'occupait de lui l'a aidé à partir, mais si cela a été le cas, je les remercie de tout cœur de nous avoir évité d'avoir à supporter le poids d'une telle décision.

Écrit par : Alain | 29/06/2014

Dans toutes les situations de décision, chacun est seul en son âme et conscience. Le docteur BONNEMAISON, s'est peut être trouvé, de part la position de ceux qui entouraient les personnes en fin de vie, à devoir assumer la responsabilité de la décision. Combien de fois des familles posent la question au médecin :" est ce que ce n'est pas possible d'abréger ? " mais ces mêmes familles attendent que ce soit le médecin qui prenne et assume la totale responsabilité de l'acte final.

L'affaire LAMBERT, renvoie à l'absurde ce que c'est que d'attendre une décision collective.
Alors que d'un côté on laisse mourir les syriens, les palestiniens, et que l'on ignore parfois les gens sans ressources dans nos sociétés, on s'indigne de gestes qui manifestent un respect de la dignité humaine. Ne pas laisser souffrir.
A quand une réflexion collective sur des sujets fondamentaux de nos sociétés.
Qu'est ce qui les fonde?
Qu'est le "vivre ensemble" : règles et limites. ...

Écrit par : POUSSOU | 29/06/2014

j'adhère depuis des années à l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, j'ai écrit mes directives anticipées et désigné une personne de confiance. Comment peut-on refuser à un être humain ce que l'on fait bien pour nos chiens et chats !!! Foin de tous ces culs-bénis, nous aimerions les voir à la place de ces malades. Bravo pour votre courage, docteur Bonnemaison.

Écrit par : gabrial claire | 29/06/2014

"l'acte de donner la mort" !!! suscite une fausse interprétation !!! Au-delà de la mort il y a certainement le mieux alors pourquoi faire davantage souffrir un être humain d'autant plus si il sait qu'il ne sortira pas de cet hôpital où il "vit" avec des tuyaux et des sondes. Moi, j'avais un oncle atteint d'un cancer. Loin d'être idiot, il savait qu'il n'allait pas ressortir de l'hôpital ou on l'a admis. Le dernier jour de sa vie, il était encore lucide malgré qu'on a tout fait pour le tenir en vie, il m'a dit ceci : Mimie, tu sais, je voudrais mourir !!! oui cela faisait 3 mois qu'on le maintenait en survie !!! c'est cruel et ma tante ne s'en est jamais remise. Sûr, ça rapporte d'avoir un malade dans un lit même si l'on sait qu'l ne s'en sortira pas. Quand mon oncle est décédé il pesait 30 kilos !!! Vous ne pensez pas qu'en plus de sa maladie il n'a pas assez souffert ? Je suis d'accord pour choisir sa propre mort. L'on est bien mieux ailleurs que quand toute la famille est là, autour de votre lit à essayer de convaincre, c'est une souffrance en plus pour le malade.

Écrit par : périlo michèle | 05/07/2014

Merci Docteur Bonnemaison de permettre que l'on parte dans la dignité, sans prolongation douloureuse, ni pour soi ni pour les autres. Je ne voudrais pas savoir mes proches en tristesse et en pitié devant mon corps et ou mon esprit défait, inutile et encombrante ! Si l'heure à sonné, pourquoi s'aggriper, cela me serait indécent. Et pourtant je suis chrétienne, mais justement, la science va parfois trop loin, au delà d'un anéantissement salutaire parce-que délivrance, alors merci au Docteur Bonnemaison de nous permettre de retrouver le chemin d'une mort inéluctable mais digne.
mamylucy

Écrit par : PAPA-HUBERT LUCIE | 29/06/2014

Merci mille fois merci au Dr Bonnemaison. Contrairement à vous Mme Duperrin j'espère de tout coeur "tombé" dans un service tel que celui de ce Docteur.
Quant à l'ordre des médecins ! pour qui se prennent-ils ? Ils doivent se croire au-dessus de la justice pour décider sans procès d'interdire un des leur de pratiquer la médecine.
La laïcité n'est pas que pour l'état, les médecins n'ont pas le droit de faire passer dans leur pratique médicale leurs convictions religieuses.
Tout ceci est trés éprouvant pour le Dr Bonnemaison et sa famille mais j'espère que les choses vont pouvoir un peu avancées dans ce pays archaïque que nous sommes devenus

Écrit par : rogues | 29/06/2014

Le point principal, c'est la personne elle-même d'où la nécessité de rédiger ses directives anticipées et qu'elles deviennent contraignantes pour le personnel soignant. C'est MA vie et non celle des médecins ou infirmiers, ni celle de mes proches. Quand fera-t-on une campagne pour promouvoir la rédaction des directives anticipées afin que des drames comme celui de Vincent Lambert ne se reproduise plus ? Pour ma part, je les ai rédigées et renouvelé deux fois, cela permet au moins d'exprimer ce que je ne veux pas et ce que je veux : une mort douce qui ne s'éternise pas dans la souffrance.

Écrit par : LE DANOIS Marie Odile | 29/06/2014

Vous avez totalement raison que chacun écrive ses directives anticipées "qu'elles soient suivies" par le corps médical et l'on évitera beaucoup de situations tragiques.
Il faut que chacun de nous fassent de la publicité pour cela puisque ni le corps médical ni l'état n'en font, à nous de le faire

Écrit par : rogues | 29/06/2014

BRAVO Dr Bonnemaison !!
vos geste sont ceux d'une personne responsable et clairvoyant.

Mon père est resté 3 ans en état de légume car aucun médecin aux urgences n'a su agir comme vous à part reconnaître qu'il restera ainsi jusqu'à ....
Imaginez ma mère et moi-même : de ne plus être reconnu.

MERCI Dorcteur

Écrit par : Michel | 29/06/2014

De tout cœur avec VOUS Docteur BONNEMAISON
Bienheureux que la justice française arrivée à un certain niveau est plus proche des réalités de la vie

Écrit par : VINCENT | 29/06/2014

On se voile la face ,des milliers de Dr Bonnemaison existent et ont toujours existé.Le seul reproche que l'on puisse lui faire,c'est d'avoir agi seul, en catimini.
J'ai vécu l'accompagnement de ma mère(81ans) à la maison a ses souffrances du à la généralisation d'un cancer.Elle ne voulait pas qu'on la transfert à l'hopital et j'ai respecté son
choix.
Le médecin m'a clairement expliqué que l'on pouvait abrégé les souffrances de ma mère,que de toute façon ce n'était qu'une question d'heure ,et j'ai donné mon accord.
33 ans après je revis ce moment là et me pose toujours la question:"ai-je bien fait"

Écrit par : PLANET | 29/06/2014

Tout à fait d'accord.je reproche au toubib d'avoir décidé szul, ce qui aété escamotté dans les débats que j'ai suivi

Écrit par : duverger | 29/06/2014

Il est impératif de ne pas décider seul

Écrit par : duverger | 29/06/2014

je me suis aussi interrogée sur le fait qu'il ait décidé par lui-même sans avoir pris avis alentours (il faut dire aussi que je n'ai pas suivi le procès , ni lu les interventions) car je me réfère au cas de ma soeur (mais il est vrai qu'il y a déjà 30 ans) où le cancérologue qui la suivait avait demandé à son mari et à ma mère l'autorisation de l'endormir - ce qui a été fait en douceur
cela m'interpelle souvent lorsque j'entends qu'on laisse en vie des cas désespérés , sachant parfaitement que l'issue est fatale - je pense à chaque fois qu'ils servent de cobaye pour faire avancer la science ......mais à quel prix s'il n'y a pas d'issue - qui peut dire ce que le malade qui ne peut plus parler peut penser ou vouloir ?

Écrit par : mireille | 29/06/2014

le mari de ma compagne a été débranché au bout d'un an,collégialement par 12 médecins,mais sa femme a été mise devant le fait accompli-il aurait été bien vu qu'elle soit au courant de ce qu'ils projetaient de faire? non?elle a été "zappée",c'est lamentable-

en ce qui me concerne,ma femme agée de 38 ans,atteinte d'un cancer généralisé en phase terminale a été euthanasiée,mais ce terme est tabou,on dit "déconnexion" et/ou "soins palliatifs lourds",c'est moins violent,mais le résultat est similaire-

la décision a été prise avec 2 médecins,l'oncologue et le médecin traitant,l'infirmière mais aussi ma belle mère et moi-
donc là aussi,décision collégiale mais en prenant en compte l'avis des proches-

décision très difficile à prendre,mais quand il n'y a plus d'autre solution???La loi Léonetti actuelle n'est pas suffisante-est t-il humain de laisser "crever" un humain de faim et de soif,c'est la pire des fins,c'est ignoble!

d'autres pays ont traité et légiféré,et légalisé sur la fin de vie,il y a plus de 10 ans-nous avons comme d'hab encore un train de retard...

je suis pour la fin de vie encadrée,mais qu'au moins les proches ne soient pas exclus-ceci étant,je peux comprendre que certains médecins agissent seuls,sachant que le geste ultime est interdit-Bonnemaison a été radié de l'ordre des médecins,Cahuzac n'a eu que 3 mois de suspension,est ce bien raisonnable?
souvenez vous de l'affaire Vincent Humbert à l'hopital de BERCK: écrire à J Chirac pour demander le droit à mourir,lettre restée sans réponse-tout le monde botte en touche,mais le problème demeure....

Écrit par : dufourny | 29/06/2014

je rajouterais que ceux qui sont contre l'euthanasie, sont majoritairement des jeunes qui n'ont pas de problèmes de santé, et qui n'ont donc jamais été confrontés à ce problème de fin de vie,ni pour eux,ni pour leurs proches-

Écrit par : dufourny | 29/06/2014

Comment sait-on que ce sont majoritairement des jeunes qui sont contre l'euthanasie ?
Je trouve plutôt que ce sont des personnes plus âgées. J'ai 63 ans, j'en rencontre beaucoup et quand ils réfléchissent vraiment à ce problème finalement ils se posent beaucoup de questions et n'ont pas de réponse toute faite. Les jeunes me semblent plutôt favorable à une évolution de la loi. Mais ce n'est que mon expérience qui parle.
Je n'ai pas comme certain dans ce blog une réponse toute faite malgré la perte par maladie grave de 3 personnes de ma proche famille en 14 mois et de 3 amis proches en 9 mois. Ces différents deuils font réfléchir profondément à la fin de vie et à la mort.
Si la loi actuelle était connue et appliquée il n'y aurait pas toutes ces affaires qui font la une, et le business, des médias.
Un peu de réflexion ferait du bien à tout le monde.

Écrit par : Jean claude | 29/06/2014

@jean claude,
la vraie réflexion on l'a,et on n'a pas le choix,lorsqu'on est directement confronté à la maladie incurable-

Écrit par : dufourny | 29/06/2014

Vous semblez surtout dans l'émotion, ce qui est normal. Mais pour réfléchir vraiment il faut dépasser le stade de l'émotion, sans cela on prend une décision qui est surtout un rempart par rapport à soi et non une décision qui prend en compte les réelles douleurs de chacun, "je ne supporte pas sa douleur donc je veux en finir pour lui".
Pour cela il faut, je crois, avoir soi même réfléchi avant au sens de la vie et de sa propre fin.
Mais nous vivons dans un monde dans lequel il faut absolument éviter de parler de la mort.
Les maires de plusieurs communes m'ont dit "parlez de la mort aux enfants, vous n'y pensez pas !". A méditer !

Écrit par : Jean claude | 30/06/2014

Je suis d'accord avec vous le Dr Bonnemaison ne devait pas décider seul c'est toute l'équipe médicale et avec la famille qui doit prendre la décision

Écrit par : SIGUIER | 29/06/2014

et dans le cas de celui qui est en vie végétative depuis 6 ans et qui a opposé le Conseil d'Etat et la Cour Européenne des Droits de l'Homme récemment,je propose que les parents prennent leur fils chez eux à la maison-ils auront leur fils pour eux TOUS SEULS 24h/24-on fait très bien les lits médicalisés à domicile maintenant-

en France,nous sommes conservateurs-on veut des lois, mais si ça touche les autres,pas soi-étonnant paradoxe,ce type de problème de fin de vie non résolu aujourd'hui,ne touche pas que les autres...,ça serait trop simple-

Écrit par : dufourny | 29/06/2014

Effectivement! : je pense aussi que les parents de Vincent devraient "assumer" leur fils 24h/24 et à leur frais!!Mais ce n'est pas facile de prendre "la" bonne décision! Pour moi le mot "euthanasie" est un mot inconvenant : je lui préfère une "mort douce"...Ne pas avoir peur des mots et la mort ne doit pas être taboue! car nous sommes tous à égalité : la mort fait partie de la naissance , de la vie!
Merci au Dr Bonnemaison.

Écrit par : landreau | 29/06/2014

Tout à fait d'accord avec le message précédent que les parents de Vincent LAMBERT prennent leur fils chez eux avec le matériel médical actuel cela doit être possible.

Quant au cas du Docteur Bonnemaison qui se vante auprès de ses collègues " je vous parie un gâteau au chocolat" que celle-ci (en parlant d'une malade dans le coma) sera morte dans une heure !... C'est sans commentaire ! Un pauvre type qui se venge sur des malades (pas toujours en fin de vie en plus !) de la perte de son père et de sa sœur qui se sont tous deux suicidés et dont il ne supporte pas l'absence ... il a été soigné pour dépression nerveuse et n'est pas dans l'état de travailler correctement au sein d'un hôpital donc Bravo au Conseil de d'Ordre qui l'a définitivement radié de la liste des Medecins.

Écrit par : Lefaure | 29/06/2014

Quand on ne connait pas toutes les faces d'un problème!! on peut dire des bêtises! Il aurait pu bénéficier de soins? pour qu'il fasse son deuil!?

Écrit par : landreau | 29/06/2014

Tout à fait d'accord avec le message précédent que les parents de Vincent LAMBERT prennent leur fils chez eux avec le matériel médical actuel cela doit être possible.

Quant au cas du Docteur Bonnemaison qui se vante auprès de ses collègues " je vous parie un gâteau au chocolat" que celle-ci (en parlant d'une malade dans le coma) sera morte dans une heure !... C'est sans commentaire ! Un pauvre type qui se venge sur des malades (pas toujours en fin de vie en plus !) de la perte de son père et de sa sœur qui se sont tous deux suicidés et dont il ne supporte pas l'absence ... il a été soigné pour dépression nerveuse et n'est pas dans l'état de travailler correctement au sein d'un hôpital donc Bravo au Conseil de d'Ordre qui l'a définitivement radié de la liste des Medecins.

Écrit par : Lefaure | 29/06/2014

Dans les hôpitaux il y des services de soins palliatifs, pourquoi avoir laissé ces malades aux urgences? Chaque médecin a une qualification, un urgentiste avec toute l'humanité dont il peut disposer agit justement en urgence. Je suis partagée car ce médecin a fait ce qui lui a semblé le meilleur dans les cas incriminés, cependant pour moi, il aurait dû être condamné à une peine minimale avec sursis, pour que son cas ne fasse pas jurisprudence et que ça ouvre la porte à des abus

Écrit par : Rebeix | 29/06/2014

bonjour,

a chacun son souhait pour sa fin de vie mais pour ma part j'espère avoir à faire à un médecin comme le docteur Bonnemaison qui aura le COURAGE d'abreger mes souffrances et ne pas me laisser " légume " , célibataire et n'ayant qu'une soeur cela sera plus facile j'ai d'ailleurs pour cela mis une note dans mon portefeuille en ce sens -
bonne fin de vie paisible à tous cris

Écrit par : chovelon | 29/06/2014

J'aurai aimé avoir à mes côtés un médecin comme le Dr Bonnemaison...
mon mari a été en soins palliatifs 10 jours, au bout de 8jours , un des Médecins m'a appelé et m'a demandé ce que je voulais faire ....
je ne savais plus quoi répondre, certes il n'y avait plus aucun espoir mais c'est moi qui ai dû dire "il ne voulait pas d'acharnement thérapeutique" - sa réponse a été prévenez vos enfants, on le débranche....je sais qu'il a souffert de la soif car il était très agité , et je m'en suis voulu, j'ai pensé que j'étais à l'origine de sa mort et c'est terrible de se sentir coupable , les Médecins sont ils obligés de demander l'avis de la famille ??? sans doute pour n'avoir rien à se reprocher et c'est insupportable
Je ne souhaite à personne de vivre ces moments là.

Écrit par : hamel | 29/06/2014

Si après avoir dit à votre médecin que votre mari que ne voulait pas d'acharnement thérapeutique celui ci vous a demandé froidement, sans ménagement à la fin de l'entretien d'avertir vos enfants des mesures qu'il allait prendre, je trouve que c'est un manque de savoir faire, un manque de respect, de courtoisie envers vous .
J'ai vécu ce même entretien ,le médecin s'est contenté de m'écouter et 2 jours après j'ai été appelée à 6 H par l'hôpital mon mari vivait paisiblement ses dernières heures. Le médecin avait eu le temps de réfléchir avec son équipe de la suite à donner. Contrairement à vous , mes enfants et moi même n'avons aucun regret, aucun ressentiment. Prenez courage

Écrit par : benoite | 30/06/2014

Bonjour,
J'ai signé dès le départ la pétition en faveur du Docteur Bonnemaison et je le referai sans hésitation s'il le fallait. Je suis très heureuse que ce Docteur ait été acquitté et je voudrai bien, le moment venu si je dois devenir "un légume" branché à plein de tuyaux qu'un Docteur Bonnemaison décide, même seul, d'abréger mes souffrances et me fasse partir ! J'ai toujours dit autour de moi "pas d'acharnement thérapeutique". S'il faut que tout le monde se mette d'accord -entre les d'accords et pas d'accords"-, je ne suis pas certaine que l'on respecte mes dernières volontés. Moi, c'est clair et net, si je suis un légume on me fait mourir un point c'est tout. J'ai été trop malheureuse de voir ma Chère Grand-Mère réclamer 5 années de suite qu'on mette fin à ses souffrances. Elle avait un cancer des os et a passé ces 5 années, paralysée à regarder le plafond et à demander qu'on mette fin à sa vie. Dans les années 1980 ce n'était pas d'actualité et elle est partie dans d'atroces souffrances physiques, mais aussi morales. Pour mon Cher Papa, mort d'un cancer du colon en 2008, j'avais signalé qu'il ne voulait pas non plus d'acharnement thérapeutique. Le médecin a dû faire ce qu'il fallait car il est parti serein et avait un visage détendu. On avait l'impression qu'il était enfin heureux après toutes ces souffrances dues à son cancer. Je me suis bien jurée que je ne vivrai pas çà. J'ai donc fait le nécessaire pour que le moment venu, si je ne pouvais plus m'exprimer, on me fasse mourir rapidement. Pourquoi imposer des souffrances supplémentaires au malade, à ses proches et à ses amis ? J'ai fait ma vie, -une vie bien remplie-, mon temps imparti et donc, je partirai sans aucun regret... et surtout, sans souffrir !
Je soutiens de tout mon coeur le Docteur Bonnemaison et n'ai qu'un souhait : qu'il puisse bientôt retravailler et retrouver, enfin, une vie normale.
Vous l'avez certainement compris, je suis pour l'euthanasie à 2000 % ! Quel est le gouvernement qui ne fera plus l'hyprocrite et signera ENFIN CETTE LOI ? Mais pour çà, bien entendu, "il faut en avoir", comme on dit... et malheureusement j'ai bien peur que ce ne soit pas pour tout de suite......

Écrit par : villautreix jocelyne | 30/06/2014

Pourquoi donner aux seuls médecins le pouvoir de tuer ? Sont-ils donc des êtres supérieurs avec des pouvoirs qu'ils seraient seuls à pouvoir assumer ?
Et si l'on donnait ce pouvoir à l'entourage du patient, que se passerait-il ????
"Mais pour çà, bien entendu, "il faut en avoir", comme on dit... et malheureusement j'ai bien peur" que face à cette responsabilité certains réfléchiraient enfin sur ce droit de donner la mort.

Écrit par : Jean claude | 30/06/2014

Depuis longtemps, les médecins sont mis sur un Piedestal, ils sont considérés dans une TOUTE PUISSANCE, résidu de nos anciennes croyances chamaniques.
Enfin, cela était surtout vrai avant la pandémie du SIDA. Elle a bouleversé les codes sociaux et de jeunes hommes mourants se sont mis à avoir des questionnements, des demandes tandis que la médecine se devait de reconnaître ses limites scientifiques.

Cette nouvelle relation ne touche pas toutes les populations et perdure, hélas, ce sentiment de TOUTE PUISSANCE pour quelques médecins.
Le doute avec cette affaire de Bayonne devient prégnant. Sacrifie t-on ou fait-on sacrifier des êtres humains dans des lieux "dits de soins" ?

Ce serait des comportements insupportables. Existent-ils en France, légalisés dans d'autres pays, au prétexte parfois infondé de la "souffrance" du Sujet malade ?
A questionner l'entourage, on s'aperçoit parfois, que ce sont les proches qui souffrent et interprètent, que les équipes de soins palliatifs n'ont pas été appelées pour aider leurs collègues, etc.
Tout malade souffrant peut bénéficier de cocktails qui lui permettent d'être apaisé, alors pourquoi chercher sa mort ?
Y a t-il derrière cela une économie qui n'est pas avouée, terrible non-dit ?

En favorisant l'acte de donner la mort, on franchit un interdit sociétal qui est l'interdit du meurtre, fondement de toute Société humaine avec l'interdit de l'inceste. Pour référence, voir les études du professeur Lucien Israël.
Jusqu’où ira notre Société, vers le retour à une barbarie que l'on essaie pourtant d'éradiquer depuis longtemps ?

Écrit par : patrick edouard bernardeau | 30/06/2014

bonjour, je connais personnellement la souffrance. Si un jour je souffre sans espoir de guérison ,Je remercierais le docteur bonnemaison d'alléger mes souffrances. Les personnes qui condamnent le docteur bonnemaison n ont jamais bien souffert .

Écrit par : carole | 07/07/2014

Que savez-vous de ce que les autres ressentent et envisagent ?

Écrit par : patrick édouard | 07/07/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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