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04/08/2014

Comment consommer moins de médicaments

SKY20121113111313lemirea.jpgNombreux sont ceux, dans le monde médical, qui affirment qu'en France nous prescrivons et consommons trop de médicaments. Depuis plusieurs années, des campagnes d'information sont mises en place par les autorités de santé pour nous convaincre de lever le pied. Avec un succès mitigé: la prescription d'antibiotiques, qui avait reculé après l'excellent slogan "les antibiotiques, c'est pas automatique", est repartie à la hausse, entraînant de nouvelles résistances bactériennes à ces médicaments. Au point que le Collectif Interassociatif Sur la Santé vient de lancer un appel solennel à nos dirigeants pour dénoncer la résistance bactérienne qui rend inefficaces certains traitements indispensables. Le mauvais usage des somnifères à son tour est montré du doigt, avec l'annonce d'une possible diminution importante du remboursement de certains d'entre eux pour nous décourager d'en consommer.

Il est temps de prescrire moins et mieux, on l'a compris. Oui mais comment?

Six mois après avoir lancé son Institut du bien vieillir que nous avait présenté le Dr Philippe Denormandie, le groupe de maisons de retraite Korian nous donne un début de réponse sur la consommation des plus âgés, avec un bilan d'étape de la situation dans certains de ses établissements pilotes et une constatation: prescrire moins c'est possible, et cela favorise l'autonomie des résidents. Plutôt encourageant!

L'idée: réévaluer régulièrement les ordonnances et les alléger autant que possible. En moyenne, les résidents sont âgés de plus de 86 ans et consomment 5 à 6 médicaments par jour. Plus de la moitié d'entre eux souffrent de démence de type Alzheimer. L'idée est de démontrer que certaines activités (physiques, artistiques, écoute...) peuvent diminuer le besoin de recourir à des médicaments, notamment contre l'angoisse.

Ceux qui veulent en savoir plus trouveront ci-dessous un extrait des conclusions du bilan de l'Institut du bien vieillir.


L'extrait du bilan de l'Institut du bien vieillir Korian explique comment il est possible de diminuer la consommation de médicaments en institution.

1/ Réunir et rassembler les observations du terrain en provenance des soignants, du personnel, des résidents et de leurs familles pour un objectif commun : l’amélioration et le maintien dans l’autonomie. "Le fait que les résidents prennent plusieurs médicaments fait partie des habitudes indiscutables, mais cela peut changer", dit le rapport. Depuis 2009, les ordonnances sont régulièrement réévaluées et le choix des traitements privilégie ceux qui améliorent la vie quotidienne des personnes.

En un an, la prescription de neuroleptiques est passée à 11,8% dans les résidences pilotes contre 24,7% en moyenne nationale, grâce au déploiement de programmes de prévention: ateliers thérapeutiques, réévaluation de la pertinence de la prescription des psychotropes...).

2/ Des outils de références ont été créés pour évaluer les troubles de comportement des personnes âgées comme l’agitation, les comportements d’errance, l’agressivité, les idées délirantes… Dans le même temps, des techniques de prise en charge comportementale non médicamenteuses ont été mises en place, notamment des animations flash comme la proposition d’une promenade ou d’activité manuelle ou d’écoute en cas d'agitation. 78% de ces animations ont eu un effet bénéfique sur les troubles du comportement des personnes âgées concernées et 71% du personnel ayant utilisé cette méthode simple pense qu’elle est souvent, voire toujours efficace.

3/ L’Institut du bien vieillir a édité un Livret du médicament pour favoriser le bon usage des prescriptions chez les personnes âgées par les soignants de Korian, les médecins traitants, les pharmaciens, etc. Ce guide pratique unique a été conçu et validé à l’aide de la littérature, par la commission du médicament et des équipes universitaires référentes.

4/ Aujourd’hui l’Institut travaille sur les notions de plaisir chez les personnes âgées. Une étude en partenariat avec le Ludopôle de Lyon mesure l’impact du jeu comme thérapie non médicamenteuse pour les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer, ainsi que sur les bienfaits de la musicothérapie sur le traitement de la douleur."

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