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27/10/2014

La dérision outil de guérison, selon le lauréat du Prix Paroles de Patients

 

photo.JPG« Le gagnant est… Jacques A. Bertrand ! »

Le Prix paroles de patients vient d'être remis à Paris à Jacques A. Bertrand (A pour  André) pour son roman Comment j’ai mangé mon estomac (Ed Julliard 2014).

Ce récit a convaincu le jury, dans lequel je représente Notre Temps et l’Ajmed (Association des journalistes médicaux de la presse grand public). Son auteur était tout aussi impressionnant, par son calme et sa capacité à tenir les événements à distance, palpable sur l’estrade.

Il fallait oser rédiger avec autant d’humour cette chronique d’une lutte contre LES cancers : le sien, niché dans l’estomac, apparu en même temps que celui de sa femme, Héloïse, touchée par un cancer du sein. En 110 pages, tout en pudeur, l’écrivain de 68 ans pointe l’hôpital pas toujours hospitalier, le poids de l’attente dans la vie du « patient », les situations à tourner en dérision pour ne pas sombrer dans le tragique, des scènes si bien décrites qu’elles touchent chacun, malade ou pas.

Ce roman largement autobiographique est un cadeau pour le lecteur, qui pourra y puiser la force de ne pas s’enliser même quand les situations semblent désespérées. Car il s’en sort, Jacques-André, et Héloïse aussi, l’un soutenant l’autre avec une constante élégance, plus soudés que jamais, entourés d’amis présents sans être envahissants, ce qui, chacun le sait, est loin d’être facile. C’est un défi durant la maladie, de gérer les relations avec le corps médical et avec la famille, c’en est un aussi d’accompagner un proche malade… Année après année, la parole se libère sur ces thèmes qui constituent la feuille de route de ce nouveau genre littéraire, désormais installé en bonne place dans les librairies. Tant mieux: il sort souvent de ces « Paroles de patients » quelque chose qui ressemble à un hymne à la vie. C’est le cas cette année. Les mots et le style de Jacques A. Bertrand démontrent que la dérision (il remplacerait volontiers ce mot par « un sourire ») peut devenir un outil de guérison autant qu’une potion d’optimisme. Je vous le conseille ! Les autres livres en compétition ont été présentés ici

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