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07/03/2016

Médicaments : tirer les leçons du passé!

L51QvFXpL5uL._SX319_BO1,204,203,200_.jpges effets secondaires des médicaments peuvent être redoutables, l'histoire nous l'a souvent prouvé. Y sommes nous suffisamment attentifs? Pas sûr! La dernière enquête publiée sur ce sujet le rappelle. Cosignée par le Dr Irène Frachon, qui est à l'origine de l’affaire du Médiator, elle a aussi pour objectif de nous aider à mieux nous protéger. Nous l'avons reçu en avant première, voici ce que j'en ai retenu...

Attendu en librairie aujourd’hui, le livre « Effets secondaires, les scandales français » publié chez First Edition revient sur des épisodes peu glorieux de santé publique, et sur des traitements aux conséquences désastreuses - maladie, handicap, voire décès - pour ceux qui les prenaient en toute confiance. Au terme de leur enquête, les auteurs pointent la difficulté à tirer les leçons des erreurs du passé. Le Dr Irène Frachon, qui a fait connaître l’affaire du Médiator, signe la partie consacrée à ce traitement diabolique, ce qui donne un poids supplémentaire à ce livre. Les autres chapitres sont rédigés par Jean-Christophe Brisard, un journaliste, et Antoine Béguin, un avocat qui revendique avoir été le premier à avoir fait condamner un grand laboratoire pharmaceutique, le britannique GSK. Rappelons aussi, avant d’aller plus loin, qu’une même molécule peut être utile ou toxique selon son dosage et son objectif, et que certaines périodes de la vie sont particulièrement à risque, la grossesse et l’enfance en particulier.

Leur livre s’articule autour de bonnes questions :

Pourquoi un médicament comme le Thalidomide, prescrit contre les nausées des femmes enceintes dans les années 1950 et responsable de milliers de malformations physiques en Europe et aux Etats-Unis peut-il être actuellement prescrit au Brésil, avec les mêmes effets ? 5000 survivants désormais quinquagénaires doivent vivre avec des mains ou des pieds directement fixés sur l’épaule ou la hanche, et sont la preuve vivante de ces dramatiques effets secondaires. Et voilà que cinquante ans plus tard, le traitement est à nouveau prescrit, y compris en France depuis 2009, notamment contre le myélome (cancer de la moelle osseuse).

Pourquoi malgré les doutes apparus en 1953 sur ses effets négatifs, le Distilbène a-t-il été prescrit en France jusqu’en 1977 ? Utilisé contre les fausses couches à partir des années 1940, il a entraîné des troubles de la fertilité, des handicaps et des cancers sur plusieurs générations dans les familles des 160 000 mamans qui en ont pris. Réagirait-on plus tôt aujourd’hui ?


Pourquoi le Vioxx a-t-il obtenu des autorisations de mise sur le marché accélérées ? Ce traitement de l’arthrose prescrit de 1999 à 2004 a été présenté comme miracle en raison de l’absence d’effets secondaires sur l’estomac. Le laboratoire Merck est accusé d’avoir caché les risques d’accident cardiovasculaire pourtant repérés dans ses études, responsables de 25000 à 55 000 décès cardiaques selon les autorités de santé américaines. Pourquoi aucun décès lui étant associé n’est reconnu en France 

Pourquoi a-t-il fallu des années pour interdire le Médiator, alors que sa toxicité sur les poumons (il est responsable d’hypertension artérielle pulmonaire, maladie évolutive grave) avait été signalée dès 1990 ? Ce traitement qui a fait rêver tant de personnes souhaitant maigrir, alors qu’il était normalement autorisé contre le diabète, a été vendu en France de 1976 à 2009. « Il est temps de rénover le système d’autorisation de mise sur le marché » a reconnu Xavier Bertrand, ministre de la Santé à l’époque suite à ce scandale. Est-on mieux protégé désormais ?

Questions facultatives : ces scandales sont-ils liés au fait que 85% du budget de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament est financé par les laboratoires pharmaceutiques ? Et comment s’assurer que les signaux d’alerte seront à l’avenir entendus ?

Destructions organisées de preuves, menaces, manipulations d’experts, passe-droits, procès, négociations autour de l’indemnisation des victimes... comme une sorte de mauvais polar, ce livre raconte dans le détail ces drames qui ont ruiné la vie de centaines de milliers de malades. Y sont cités aussi l’antidépresseur Déroxat, l’anti-épileptique Rivotril, l’anti-nauséeux Motilium, et bien d’autres dont l’Ibuprofène et le Paracétamol. Il décrit les systèmes censés nous protéger et leurs limites, le circuit à suivre pour prétendre à une indemnisation, et donne la liste des médicaments sous surveillance renforcée.

Hypocondriaques s’abstenir, au risque de vous rendre malades. Ou de vous donner le goût de lire à la loupe les notices des médicaments, de traquer les informations du Vidal et de fréquenter les forums sur internet. Et sûrement de bien réfléchir avant de réclamer à votre médecin d’allonger l’ordonnance. Autrement dit de prescrire peu, pour prescrire mieux…

« Effets secondaires, le scandale français », Ed First mars 2016 - 21,95€

Commentaires

labos apprentis sorciers ,calculateurs intéressés
clients demandeurs et toubibs zélés
on pourrait en sourire , mais c'est de notre santé
qu'il s'agit ... amitiès

Écrit par : ventdamont | 07/03/2016

Suite à cancer sein sans métastases, radiothérapie,Femara . Au bout 1an1/2....fracture L1.tassement vertébral...prolia 60?????sur 3 ans, côté du rhumato...mais dentiste ne connaissant pas ce médicament,craignant nécrose de la mâchoire veut, en prévention,des 3 ans,me faire enlever 2 couronnes et les deux dernières dents qui suivront.
Où vais je. Refuse ts traitements, je souffre trop. Merci.

Écrit par : soleil | 07/03/2016

plus confiance en la médecine car vu 4 docteurs différents ils m'avaient tous prescrit des corticoïdes et du tramadol et j ai subi des effets secondaires désastreux fini je reste à souffrir et je prends du paracétamol et j ai débuté l homéopathie avec tous ces saloperies de médicaments j ai cru devenir folle cauchemars très grosse fatigue perte-e d’appétit et du sommeil vue floue augmentation de mon taux de diabète mon docteur m'avais precris des medoc pour dormir et comme je partais sur la depression m'as aussi precrit des medoc je n ai pris que la moitié d'un comprime pour dormir une seule fois quant aux autres je n en ai pris aucun je vais prendre rendez vous avec un rhumatologue je verrais bien j ai une gonarthrose ( radio) mais on m'as donné ces medoc avant sans savoir ce dont je souffrais car un dct m'avais donne en plus un medoc contre la goutte

Écrit par : phanie50 | 10/03/2016

svp ne pas faire apparaitre mon nom mais mon pseudo "juliette".
Je reponds a cette dame que j ai eu le meme traitement qu elle et que je suis tres handicapée depuis.
Malgré les dires de mon medecin, je me fais prescrire que de l homeopathie sans effet secondaires et pour toutes mes douleurs j achete des produits BIO comme la gaultherie , l immortelle et bien d autres huiles essentielles qui ne guerissent pas mais soulagent.
Les labos sont abominables et les controles nuls.

Écrit par : Juliette | 15/03/2016

Soignée depuis 1996 pour bien polarité. Aujourd'hui je n'ai plus un seul médicament qui
peut mettre prescrit
Allergie
Je ne digère plus donc je ne veux plus manger
Constipation +++
Mal dans me dos et même ma morphine ne peux plus rien faire.
Cancer du sein radiothérapie hormonotherapie donc ostéoporose +++
Je ne sais plus quoi faire.
Je m'enferme dans ma chambre au fond du lit plus envie de rien. Je ne peux plus me deplacer douleurs dorsales glostrophobie crise de panique. Et mon homéopathie acupuncture est à 60kms.que faire.

Écrit par : COSETTE | 15/03/2016

Quel casse-tête en effet. Je suis victime d'un tassement vertébral de la L1 très douloureux depuis près de 3 mois. Anti inflammatoires, anti douleurs de toutes sortes rien y fait et les nausées avec le patch de morphine étaient insupportables. Compte-tenu de mon ostéoporose très importante je suis sous Forsteo qui risque de faire augmenter le taux de calcium et ensuite ce sera Prolia qui est sur liste noire de la revue "prescrire". Bref que des réjouissances ! Nous, patients, sommes totalement manipulés. Comment se soigner aujourd'hui ? Les médecines douces, je suis pour, mais cela ne résout pas tout.

Écrit par : LEPETIT | 15/03/2016

Je remercie les personnes qui me font comprendre que je ne suis pas folle. Comme le pense fortement mon entourage. Mon ami me dit prend ta morphine si cela ne te fait rien mais au moins tu te mets dans ton lit et tu me fiche la paix. De toute façon tu es folle tous est nerveux et surtout dans ta tête. Je crois que ce ne sont pas ce qui sont malade qui devrait ce faire soigner et en plus de tous nos problèmes médicamenteux il faux subir ce genre de harcèlement moral. Je crois que parfois on ne devrait pas être sur cette terre.

Écrit par : COSETTE | 15/03/2016

Je remercie les personnes qui me font comprendre que je ne suis pas folle. Comme le pense fortement mon entourage. Mon ami me dit prend ta morphine si cela ne te fait rien mais au moins tu te mets dans ton lit et tu me fiche la paix. De toute façon tu es folle tous est nerveux et surtout dans ta tête. Je crois que ce ne sont pas ce qui sont malade qui devrait ce faire soigner et en plus de tous nos problèmes médicamenteux il faux subir ce genre de harcèlement moral. Je crois que parfois on ne devrait pas être sur cette terre.

Écrit par : COSETTE | 15/03/2016

Halopéridol ou Haldol 5mg

LOL :D

le médicament ,mieux vaut pouvoir s'en passer ...!!

Écrit par : JEAN | 17/03/2016

Bien sûr mieux vaut sans passer.Mais parfois tu ne peux pas lecture bipolarité type 2.
Ostéoporose. Dosalgie requérante.
Régulateur d'humeur équivalent du mediator 30kg en 3mois.plus de vie de couple. Tes enfants te tournent le dos ta mère te déteste.
VIVEMENT LA BIPOLARITÉ. Les traitements deviennent insupportables pour mon état général. L'homéopathie ne résout pas tout. Les huiles essentielles me sont intertide. J'ai l'impression de me faire piquer par des orties toute la journée. Je ne peux plus m'en vêtir les vêtements me sont inssurportables.
Et les angoisses de plus en plus grandissantes au point de ne plus pouvoir respirer. Manger. Dormir. En un mot je souffres dans mon corps et ma dépression ampire. Je finis par en vouloir à la terre entière. Mais je n'ai aucune envie de me suicider. Alors vivons sans médicaments. C'est peut-être le mieux. Mais ce détester et avoir envie de rentrer dans le corps de qu'elqun d'autre j'ai beau prier chaque jour mais cela fait partie de l'impossible

Écrit par : COSETTE | 17/03/2016

Si vs avez une solution je suis preneuse. Merci

Écrit par : COSETTE | 17/03/2016

Egalement intoxiquée par un médicament AGREAL, de nombreuses victimes se battent pour être comprises !!! Douleurs, depression graves, mal être au quotidien etc ... des vie de fichues pour de nombreuses femmes victimes. Malheureusement, on parle très peu des effets secondaires graves de ce médicament interdit depuis plusieurs années. 10 ans après l'arrêt, les effets secondaires persistent et les victimes ne sont pas écoutées et comprises.

Merci de votre,comprehension

Écrit par : LENORMAND | 24/08/2016

Les commentaires sont fermés.

 
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