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06/04/2017

Poème pour un proche Alzheimer

Alzheimer2.jpgNous ne nous résumerons jamais à la maladie qui nous touche, mais dans certains cas, c’est bien difficile de ne pas l’oublier. Prenez la maladie d’Alzheimer, qui rend souvent si compliquées les relations entre les proches… Une collègue et amie m’a apporté hier un poème qui l’a beaucoup touchée. Elle vient de perdre son père après plusieurs années d’Alzheimer. Et les mots employés ici, j'ignore de qui ils sont mais quelle délicatesse et quelle justesse, reflètent exactement ce qu’elle a vécu. J’ai envie de les partager avec vous, avec une pensée particulière pour ceux qui cheminent avec cette maladie, qu’ils soient eux-mêmes touchés ou qu’elle affecte un de leur proche, et pour le père de Valérie bien sûr.

Et à tous ceux qui souhaitent avoir des informations de première main sur l'avancée de la recherche, je donne rendez-vous à la Maison de la Chimie à Paris pour les entretiens Alzheimer le jeudi 27 avril 2017 de 14 à 18h. Organisés par l'Association pour la Recherche sur Alzheimer, c'est une occasion rare de rencontrer les spécialistes du sujet... et de nous retrouver, puisque j'animerai ces entretiens.

Poème d’Alzheimer

"Ne me demande pas de me rappeler

N’essaie pas de me faire comprendre

Laisse-moi me reposer

Fais-moi savoir si tu es avec moi

Embrasse mon cou et tiens ma main

Je suis triste malade et perdu

Tout ce que je sais

C’est que j’ai besoin de toi

Ne perds pas patience avec moi

Ne crie pas, ne pleure pas

Je n’y peux rien de ce qui m’arrive

Même si j’essaie d’être différent, je n’y arrive pas

Rappelle-toi que j’ai besoin de toi

Que le meilleur de moi est parti

N’abandonne pas, reste à mes côtés

Aime moi jusqu’à la fin de ma vie »

Commentaires

J ai été très touché par ce poème ... les larmes me sont venues aux yeux
Que dire d autre ... souhaitons que l on trouve un traitement préventif ..

Écrit par : Cathy | 09/04/2017

Les Naufragés De L'Alzheimer (Julos Beaucarne)

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée

L'inconscient se lézarde
La raison capitule
Des blessures tenaces
Font surface et bousculent
L'hier est aujourd'hui
Le présent n'est qu'instant
De vieilles photos parlent
Révélateurs puissants

J'aime ces gens étranges
Leur raison déraisonne
Ils sont les dissidents
Des logiques des hommes
Leur cœur ne souffre pas
L'événement leur échappe
Ils captent les émois
L'essentiel sans flafla

J'aime ces gens étranges
Qui repèrent la fausseté
Des gestes et des paroles
Réclament l'amour vrai
Fonctionnent à la tendresse
Négligent tout le reste
Ils sont vérité nue
Ils aiment ou ils détestent

J'aime ces gens étranges
À la mémoire trouée
Qui changent des bribes
De leur vie effacée
Voyageurs sans papier
Sans qualifications
Ils sont ce que nous sommes
Et nous leur ressemblons

J'aime ces gens étranges
Qui me montrent du doigt
Les immenses trous noirs
Que j'ai au fond de moi
Ils sont le grand miroir
De mes désirs enfouis
De ma débridence tue
Et de ma fantaisie

J'aime ces gens étranges
Qui ont le mal d'enfance
Comme le mal d'un pays
Qu'ils chercheraient en silence
Derrière l'apparence
De leur mémoire perdue
Leur peau parle une langue
Que nous n'entendons plus

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée.

Écrit par : Wattinne | 09/04/2017

J'avais écrit une petite saynète, je vous la transmet :
Rattraper mon Etoile
On m'habille, on me coiffe.
"Regardez-vous dans le miroir"!
Je ne reconnais pas cet être aux yeux fixes qui m'angoisse
"Tenez vous-même le miroir"
Tenir...Tenir... Je ne sais plus ce que cela signifie depuis que ma petite étoile interne s'est envolée, tout doucement, sans même que je m'en rende compte. Elle m'a laissée là, seule sur la terre.
Comprenez-vous : nous avons tous un corps terrestre et une étoile de l'ailleurs en nous ? Eh bien mon corps vit à présent tout seul ou presque. Il ne me reste que poussières de souvenir de ma propre étoile. C'est pour cela que vous me connaissez et moi, non.
J'appartiens déjà à l'ailleurs même si mon apparence vous dit que je suis Untel et qui vous êtes vous-même par rapport à moi. Moi-même je fais partie de l'univers où l'on ne se distingue ni ne se définit. Vous pensez comme sans son étoile interne on peut être perdu !
Vous souffrez parce que je m'échappe, parce que je ne vous reconnais pas et ne peux donc me re-connaître...
Mais sachez que, si je m'échappe, c'est pour chercher mon étoile, pour me re-trouver. C'est là mon unique but.
N'essayez pas de me remettre dans mon corps ! Sans ma petite étoile personnelle c'est impossible comprenez-vous ?
Je suis déjà plus loin, à mi-chemin. Votre Amour seul peut m'aider dans mon propre parcours, car c'est le seul lien commun entre ici et ailleurs, entre corps terrestre et étoile-lumière : c'est l'endroit exact où je me situe.
Les nuits, par la fenêtre, je regarde toutes les étoiles, cherchant la mienne. Comme elle ne peut venir jusqu'à moi, j'ai demandé à tous ceux que j'ai rencontrés de m'aider à la rejoindre. Seuls les enfants ont compris ma quête.
Ils ont rempli de bisous des ballons colorés, les ont gonflés d'Amour et, chaque jour, je me suis entraîné.
Le premier jour, les enfants m'ont aidé à poser mon corps sur les ballons. C'est alors que mon étoile est venue me bercer.
Chaque jour les ballons s'élevaient un peu plus.
C'est ainsi qu'un soir d'été, portée joyeusement par les ballons colorés, à mi-chemin entre la terre et l'infini, j'ai rencontré un petit garçon blond, posé sur un volcan éteint. Dans sa main gauche il tenait une rose, de la droite, il me tendait une étoile.
-" Vous vous appelez bien Antoine" ?
-"Heu... Peut-être" !
-"C'est bien vous qui avez perdu votre étoile" ?
Il hoche la tête
-"Elle est tombée ce matin sur ma planète. Il y avait une étiquette avec votre prénom, prenez-la,
vous l'avez tant cherchée" !

Et c'est à cet instant précis que je me suis retrouvé.

Écrit par : Madeleine Rozan-Laposse | 09/04/2017

Les Naufragés De L'Alzheimer (Julos Beaucarne)

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée

L'inconscient se lézarde
La raison capitule
Des blessures tenaces
Font surface et bousculent
L'hier est aujourd'hui
Le présent n'est qu'instant
De vieilles photos parlent
Révélateurs puissants

J'aime ces gens étranges
Leur raison déraisonne
Ils sont les dissidents
Des logiques des hommes
Leur cœur ne souffre pas
L'événement leur échappe
Ils captent les émois
L'essentiel sans flafla

J'aime ces gens étranges
Qui repèrent la fausseté
Des gestes et des paroles
Réclament l'amour vrai
Fonctionnent à la tendresse
Négligent tout le reste
Ils sont vérité nue
Ils aiment ou ils détestent

J'aime ces gens étranges
À la mémoire trouée
Qui changent des bribes
De leur vie effacée
Voyageurs sans papier
Sans qualifications
Ils sont ce que nous sommes
Et nous leur ressemblons

J'aime ces gens étranges
Qui me montrent du doigt
Les immenses trous noirs
Que j'ai au fond de moi
Ils sont le grand miroir
De mes désirs enfouis
De ma débridence tue
Et de ma fantaisie

J'aime ces gens étranges
Qui ont le mal d'enfance
Comme le mal d'un pays
Qu'ils chercheraient en silence
Derrière l'apparence
De leur mémoire perdue
Leur peau parle une langue
Que nous n'entendons plus

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée.

Écrit par : Wattinne | 10/04/2017

Les Naufragés De L'Alzheimer (Julos Beaucarne)

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée

L'inconscient se lézarde
La raison capitule
Des blessures tenaces
Font surface et bousculent
L'hier est aujourd'hui
Le présent n'est qu'instant
De vieilles photos parlent
Révélateurs puissants

J'aime ces gens étranges
Leur raison déraisonne
Ils sont les dissidents
Des logiques des hommes
Leur cœur ne souffre pas
L'événement leur échappe
Ils captent les émois
L'essentiel sans flafla

J'aime ces gens étranges
Qui repèrent la fausseté
Des gestes et des paroles
Réclament l'amour vrai
Fonctionnent à la tendresse
Négligent tout le reste
Ils sont vérité nue
Ils aiment ou ils détestent

J'aime ces gens étranges
À la mémoire trouée
Qui changent des bribes
De leur vie effacée
Voyageurs sans papier
Sans qualifications
Ils sont ce que nous sommes
Et nous leur ressemblons

J'aime ces gens étranges
Qui me montrent du doigt
Les immenses trous noirs
Que j'ai au fond de moi
Ils sont le grand miroir
De mes désirs enfouis
De ma débridence tue
Et de ma fantaisie

J'aime ces gens étranges
Qui ont le mal d'enfance
Comme le mal d'un pays
Qu'ils chercheraient en silence
Derrière l'apparence
De leur mémoire perdue
Leur peau parle une langue
Que nous n'entendons plus

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée.

Écrit par : Wattinne | 10/04/2017

Les Naufragés De L'Alzheimer (Julos Beaucarne)

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée

L'inconscient se lézarde
La raison capitule
Des blessures tenaces
Font surface et bousculent
L'hier est aujourd'hui
Le présent n'est qu'instant
De vieilles photos parlent
Révélateurs puissants

J'aime ces gens étranges
Leur raison déraisonne
Ils sont les dissidents
Des logiques des hommes
Leur cœur ne souffre pas
L'événement leur échappe
Ils captent les émois
L'essentiel sans flafla

J'aime ces gens étranges
Qui repèrent la fausseté
Des gestes et des paroles
Réclament l'amour vrai
Fonctionnent à la tendresse
Négligent tout le reste
Ils sont vérité nue
Ils aiment ou ils détestent

J'aime ces gens étranges
À la mémoire trouée
Qui changent des bribes
De leur vie effacée
Voyageurs sans papier
Sans qualifications
Ils sont ce que nous sommes
Et nous leur ressemblons

J'aime ces gens étranges
Qui me montrent du doigt
Les immenses trous noirs
Que j'ai au fond de moi
Ils sont le grand miroir
De mes désirs enfouis
De ma débridence tue
Et de ma fantaisie

J'aime ces gens étranges
Qui ont le mal d'enfance
Comme le mal d'un pays
Qu'ils chercheraient en silence
Derrière l'apparence
De leur mémoire perdue
Leur peau parle une langue
Que nous n'entendons plus

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée.

Écrit par : Wattinne | 10/04/2017

Merci de partager avec nous vos trésors... Cette façon de voir la réalité est tellement plus douce!

Écrit par : Agnes Duperrin | 19/04/2017

Les commentaires sont fermés.

 
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