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20/01/2014

Euthanasie: deux histoires vraies

euthanasie.jpgLa justice a donc tranché contre l'avis des médecins. Pas d'euthanasie passive pour ce jeune accidenté de la route en état semi végétatif depuis cinq ans. Les parents, qui ne peuvent se résoudre à voir leur fils partir avant eux, et on les comprend, ont été entendus. Contre l'épouse, qui s'épuise au chevet de son mari, soutenue par une autre partie de la famille, qui estime que la vie de son homme n'est plus une vie, et on la comprend. On mesure au passage les déchirements dans la famille autour du corps alité du fils/époux/frère aimé, ou de l'image que chacun s'en fait: chacun pense sincèrement décider le meilleur pour lui. A la fin de l'audience, les regards s'évitaient, nous dit-on. Quel gâchis humain: la vie de cet homme fauchée par l'accident, la vie de ses proches qui sombrent doucement.

Chaque histoire de ce type nous interpelle violemment. Et si j'étais, moi, dans l'état de cet homme, est-ce que j'espèrerais que mon mari, mes enfants, mes frères, décident d'arrêter là les frais? Leur aurais-je assez dit, avant, mon choix dans cette affaire? Mais surtout suis-je certaine que le jour J, à l'heure H, j'aurai toujours le même avis ?


J'ai connu une belle femme, psychologue de son métier, joyeuse, aimée et aimante, affirmant du temps de sa belle santé ne surtout pas vouloir le moindre acharnement thérapeutique dans le cas où sa vie sombrerait, du fait d'un handicap sévère ou du stade ultime d'une maladie. Par peur de souffrir peut-être, par désir de garder une vie pleine de sens sûrement, et aussi secrètement par soucis de laisser à ses proches, et notamment à ses petits-enfants, l'image de la magnifique grand-mère qu'elle était. Des années plus tard, quand il a été acquis que nul ne savait stopper la maladie neuro-dégénérative qui la plongeait dans une sorte de lock-in syndrome, ses proches lui ont posé la question : souhaitait-elle arrêter les machines ? Il n'y a pas eu de réponse positive. Elle s'est éteinte finalement sans l'aide de personne.
Un ami cher, dont je vous ai parlé il y a quelques mois, victime lui aussi d'une maladie dégénérative avançant à la vitesse d'un cheval au galop, affirmait l'été dernier être bien décidé à profiter de l'euthanasie, légale dans le pays où il vit (avec un cadre strict: validation du choix par plusieurs proches dont un médecin etc). Les jours ont passé, l'amputant de la capacité de bouger, et même de parler désormais. Il a tenu bon, et partagé via son clavier d'ordinateur, d'un doigt que je devine hésitant et laborieux, tant d'émotions, de messages, sur la beauté de la vie notamment…

Ses jours sont restés d'une telle richesse, qu'il a reporté son projet.  
Reporté, pas abandonné. La prochaine étape de la maladie menace sa capacité respiratoire, et il est bien décidé à l'éviter. Le jour où il le décidera sera le bon. Je l'accepte, comme tous ses proches qui l'aiment. Nous lui faisons confiance pour prendre la bonne décision.

En matière d'euthanasie, il y a autant de bonnes réponses que d'histoires de vie. Et notre avis de "personne ayant un avenir" serait probablement différent si nous étions directement concernés, pour nous-même ou un proche aimé. C'est avec cet état d'esprit que je pose mon regard sur l'actualité.

15/01/2014

Un vaccin à snifer, j'adore!

Banane.jpgLongtemps les chercheurs ont pensé que le vaccin idéal serait un vaccin banane: croquez dedans et hop, vous voilà protégé. Outre l'avantage d'éviter la piqûre, qui effarouche les petits et certains grands, la banane faciliterait la diffusion du vaccin dans les pays chauds, dans lesquels respecter la chaîne du froid relève parfois du défi voire de la mission impossible. Et rend possible une vaccination de masse, même en l'absence de personnel médical en nombre suffisant

Pas de banane au menu du jour, mais une fragrance à respirer pour se protéger en l'occurrence de la coqueluche. Je parle de fragrance, en fait les chercheurs de l'Inserm devant qui nous sommes heureux de lever notre chapeau, n'ont pas parlé d'odeur mais de mode d'action.   

Les chercheurs du projet européen CHILD-INNOVAC sont parvenus à tester pour la première fois chez l’homme un vaccin bactérien vivant, génétiquement atténué, conçu pour une administration par voie nasale, comme ces médicaments contre le rhume à prendre par le nez. « Ce mode d’administration original rendra le vaccin accessible au plus grand nombre et à moindre coût », explique le coordinateur du projet Camille Locht directeur de recherche à l’Inserm et directeur scientifique à l’Institut Pasteur de Lille. Objectif : améliorer l'efficacité du vaccin contre la coqueluche chez les jeunes enfants, notamment les 0 à 6 mois mal protégés actuellement. La maladie, dont on sous-estime le danger, est en pleine recrudescence au niveau mondial, et notamment dans nos pays développés.

Si la découverte capte l'attention du grand public, c'est qu'on imagine volontiers une déclinaison de ce mode de vaccination. Qui sait, la vaccination contre la grippe, par exemple, serait peut-être plus attractive s'il suffisait de la respirer ?


photo chockies.net

06/01/2014

De bonnes résolutions pour 2014

 

Arreterdefumer.jpgAn neuf, page blanche devant nous, qui donne envie de démarrer de jolies choses… La tradition des bonnes résolutions a du bon. La Fédération Française d’Education Physique et de Gymnastique vient de publier pour la troisième année consécutive son Baromètre Sport-Santé.

Arrêter de fumer n’arrive absolument pas en tête des résolutions des Français. Face à la morosité ambiante, la priorité est de s’accorder des « moments de détente ». Le top 4 pour 2014 :

1.  Se réserver de vrais moments de détente (38%)

2.  Faire du sport (34%)

3.  Prendre davantage soin de son corps (29%)

4.  Passer plus de temps avec ses amis, sa famille (28%) 

L’an dernier, pratiquer plus de sport arrivait en tête. Cette année, les français se sentent (un peu) en meilleure forme et s'attribuent la note de 6,2/10 en moyenne (5,8/10 l'an dernier). Dans le détail des chiffres, surprise, les personnes se sentant en meilleure forme sont les plus de 55 ans (6,4/10) et les plus de 65 ans (6,5/10), quasiment au même niveau que les 15/24 ans (6,6/10), devant les 34/55 ans (en dessous de 6/10). Et bien sûr, plus on est actif, mieux on se sent en forme : les personnes pratiquant 2h d’activité par semaine s'attribuent la note de 6,4/10 ; 3 à 4h : 6,8/10 ; 5h et plus : 7/10.

Ultime question du sondage : interrogés sur leurs bonnes résolutions de l’année dernière, une personne sur quatre affirme avoir pris de bonnes résolutions et estime globalement avoir réussi à les tenir. Bravo !  

(Enquête Ipsos réalisée du 11 au 18 décembre 2013 auprès de plus de 1000 personnes)

 
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