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07/04/2014

50 femmes journalistes s'engagent pour le cœur des femmes : j'ai signé!

20140403_143350.jpg50 femmes journalistes santé s'engagent aux côtés de la Fédération française de cardiologie. J'ai signé ! Et plusieurs journalistes de Notre Temps dont vous connaissez sans doute les signatures aussi: en bas à gauche, c'est moi; en vert voilà Marie-Christine Colinon, et en mauve Rica Etienne...


50 car la fédération fête cette année ses 50 ans.


Femmes parce que leur situation est inquiétante depuis des années et que ça ne s'arrange pas, au contraire : les femmes meurent en France dix fois plus d'un problème cardio-cérébro-vasculaire (infarctus, AVC...) que de cancer du sein, et on en parle bien moins. Pire: alors que la proportion d'hommes souffrant de troubles cardio-vasculaires diminue (-8% entre 2002 et 2008), celle des femmes grimpe en flèche: + 18% sur la même période pour les femmes entre 45 et 54 ans!


Journalistes car pour sauver des vies, il faut diffuser l'information. Expliquer que les femmes sont touchées pour des raisons hormonales et sociales, surtout depuis qu'elles fument, stressent et deviennent de plus ne plus sédentaires, comme leurs compagnons. Et elles paient le prix fort. Car une fois malades, elles seront moins bien dépistées, et pas seulement parce qu'elles se plaignent moins. Les symptômes de l'infarctus, par exemple, sont un peu différents : serrement de poitrine mais aussi signes digestifs, essoufflement d'effort, palpitations, qui doivent encourager à pratiquer un dépistage coronaire, surtout en présence de facteurs de risque (tabac, antécédents familiaux ou personnels, hypercholestérolémie, diabète, surpoids...) Les médecins n'y pensent pas toujours.

Les sociétés savantes, aux Etats-Unis, en Europe et en France, le reconnaissent: même avec des symptômes aussi inquiétants que ceux décrits par un homme, le médecin risque de  trouver la femme seulement fatiguée ou angoissée. Et de perdre du temps précieux avant de mettre en place un traitement. Cela commence par un changement de style de vie (reprendre une activité physique, stabiliser son poids, devenir non fumeur...), et souvent des médicaments. Une fois dépistée, la femme sera moins facilement bien suivie, bénéficiera moins facilement d'une réadaptation après un infarctus qu'un homme...

Bref, à tous les niveaux, de la mise en place d'une première contraception à la ménopause en passant par la grossesse, le cœur des femmes a besoin d'être protégé. C'est que qu'explique la Fédération de cardiologie sur son site et lors de ses conférences. C'est ce que nous disons aussi régulièrement dans Notre Temps. Voilà pourquoi j'ai signé!

AVT_Regine-Deforges_6688.jpgPS: une pensée pour la féministe Régine Deforges, qui nous a enchanté notamment avec sa "Bicyclette bleue", qui vient d'être emportée à 78 ans... par une crise cardiaque.

Agnès

14/02/2014

L’aphasie complique tout

9782226116840m.jpgA la suite de notre dossier sur l’Accident Vasculaire Cérébral publié dans Notre Temps en février 2014, un lecteur me fait remarquer que je nai pas assez insisté sur une séquelle possible de la maladie. A 70 ans, aphasique depuis vingt ans suite à un AVC, il veut partager avec nous un extrait du livre « Le langage blessé » de Philippe Van Eekhout. Philippe Van Eeckhout est lorthophoniste qui a participé à la rééducation de Jean-Dominique Bauby, l'homme enfermé dans le scaphandre d'un corps inerte qui communiquait par le battement de "papillon" de ses paupières (doù le titre de son livre « Le scaphandre et le papillon » Ed Robert Laffont). Cet orthophoniste signe en effet un beau livre dentretien avec Mona Ozouf, dans lequel il témoigne de la difficulté de sortir de ce monde de silence et de limportance de la rééducation.

Voici l’extrait envoyé par notre lecteur, Michel, que je remercie. Et comme il me le demande, voici le lien pour entrer en contact avec la Fédération Nationale des Aphasiques de France 

« L’aphasie est la perte totale ou partielle de communiquer par oral ou écrit.

Laphasique vit un deuil, celui de sa vie passée. Ses liens avec sa famille sont perturbés, son image sociale a basculé.

L’aphasie complique tout. D’abord de ne plus jouir comme avant du pouvoir miraculeux de nommer les choses. Ne plus jouer avec les mots qui volent, vont, viennent, éveillent, suscitent l’écho et la sympathie. Ne plus avoir le pouvoir d’indignation ou de désaccord, couper la parole. Ne plus comprendre les jeux de mots, habiter sa langue comme une contrée étrangère. Ne plus pouvoir lire les sous-titres des films qui défilent trop vite sur l’écran. Voir la bibliothèque où l’on se déplaçait avec bonheur comme un triste rempart de papier désormais inaccessible. Vivre l’agacement banal de celui qui a un mot sur le bout de la langue et ne le trouve plus, mais à longueur de journée comme un vertige maléfique qui subtilise jusqu’aux mots les plus familiers, les hache menu, les triture, les désarticule… »
Le langage blessé, reparler après un AVC, Philippe Van Eeckhout, Ed Albin Michel 2011 15

 
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