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08/04/2015

RV au Salon des seniors !

Qconférence-meetingsmag.jpgue faites-vous cette fin de semaine ? Et plus précisément vendredi 10 avril 2015 à 14h ? Si vous êtes à Paris du côté de la Porte de Versailles, donnons-nous rendez-vous au Salon des seniors, une occasion privilégiée de se rencontrer « en vrai ». Comme chaque année, ce salon ludique et pratique me donne l’occasion de vous retrouver pour une conférence santé dans laquelle vous êtes invité à poser vous-même les questions qui vous trottent dans la tête aux médecins présents.

Cette année, nous parlerons de tout ce qui peut nous aider à nous mettre à l’abri des cancers. Et il y a à dire ! Comment se protéger, à quoi faire attention, la recherche a bien avancé sur le sujet et il est possible aujourd’hui de repérer plus précisément que jamais les quelques habitudes à mettre en place, souvent bien plus facilement qu’on ne l’imagine, pour limiter les risques. Beaucoup d’actualité aussi en matière de dépistage. Il a beaucoup été question du nouveau test de dépistage du cancer colorectal ces dernières semaines, plus facile, plus rapide et plus fiable.

Mes invités, le Dr Dominique Bessette et Frédéric de Bel, des experts de l’Institut National du Cancer, seront présents pour nous révéler les coulisses et les subtilités du dépistage du cancer du sein, de la prostate, de la peau (bien utile à l’approche de l’été) ou encore de l’intérêt du frottis après 60 ans. Au plaisir de vous rencontrer !

16/03/2015

Ménopause et plastique

Carticle-1038689-01D5DEBD00000578-647_468x343.jpga commence à faire beaucoup contre les perturbateurs endocriniens. Je parle de ces substances chimiques présentes dans les pesticides, les peintures, les moquettes, les vernis des boites de conserve (la liste semble sans fin) et de très nombreux plastiques capables de modifier notre système hormonal.

Le petit livre de Marine Jobert et François Veillerette "Perturbateurs endocriniens, la menace invisible" qui vient de paraitre aux Editions Buchet Chastel l'explique très bien. Je le cite: "Imaginez le système endocrinien comme un orchestre philharmonique. Dans cet orchestre, chaque glande peut jouer sa partition en solo ou au contraire mêler sa voix à celle des autres. Mais elles ont chacune des missions bien précises." Marine Jobert explique ensuite le rôle des testicules, des ovaires, des surrénales, de la tyroïde, etc, et elle poursuit: "Mais le vrai chef d'orchestre, celui qui supervise ce va-et-vient chimique pour que nous puissions dormir, digérer, respirer, fuir, grandir et procréer, c'est l'hypothalamus. C'est lui le vrai thermostat endocrinien". Que font les perturbateurs? Ils leurent le système par de fausses informations. Résultat: des malformations génitales (on se souvient du Distilben), mais aussi des obésités, du diabète, des cancers, des troubles comportementaux et de la fertilité... et des pubertés et ménopauses précoces. 

Quand je dis que ça commence à faire beaucoup, c'est que coup sur coup, une enquête de l'association Générations Futures comptabilise 21 perturbateurs en moyenne dans l'organisme des femmes en âge de procréer; des chercheurs américains ont pointé une ménopause avancée de 2 à 4 ans chez les femmes les plus porteuses de perturbateurs endocriniens dans leur corps (une simple prise de sang suffit à le mesurer). Pas de drame, me direz vous, sauf que ça pointe tout de même un désordre hormonal dont on se passerait bien. Le Dr Cooper, qui a mené l'étude, souligne qu’une « ménopause précoce (elle intervient normalement entre 45 et 55 ans) peut avoir un effet significatif sur la santé des os ou du système cardiovasculaire, mais aussi sur la mémoire et sur la qualité de vie en général ». D'autres études viennent de chiffrer au niveau européen à 157 milliards d’euros le coût chaque année des maladies liées aux perturbateurs endocriniens. On aimerait bien utiliser cet argent à autre chose....

9782283028179.jpgBref, autant de raisons de limiter au maximum le recours au plastique et de préférer les sacs de course en tissu, les boites alimentaires en verre (surtout si elles sont utilisées pour être chauffées), les carrelages, les peintures sans phtalates, et de consommer des aliments frais plutôt qu'emballés... Tout cela est très bien expliqué dans le petit livre "Perturbateurs endocriniens, la menace invisible". Pas franchement réjouissant, mais pas si compliqué non plus finalement ! 

 

 

 

17/02/2015

Les cancers pédiatriques mieux pris en compte en 2015 ? Enfin!

Lcancer_de_lenfant_des_progres_considerables_dans_les_traitements.jpge cancer est la deuxième cause de mortalité chez les moins de 15 ans. Effrayant.

D’autant que le chiffre de 80% de survie à 5 ans est une  moyenne qui cache des chiffres extrêmes : 99% des rétinoblastomes guérissent mais moins de 25% des enfants touchés par certaines tumeurs du cerveau comme l’ATRT (tumeurs rhabdoïdes et tératoïdes atypiques) sont encore en vie à deux ans.

Fait-on tout pour sauver ces enfants ? Non, selon les familles qui dénoncent le peu d’intérêt des laboratoires pharmaceutiques et le manque d'innovation sur le sujet. Pourquoi ? C’est simple à comprendre. Un enfant sur 500 parmi les moins de 15 ans est touché, ce n’est pas assez pour l’industrie qui occulte ces maladies difficiles à soigner, très variées et qui rapportent peu. « Aucun laboratoire n’est intéressé par le développement d’une molécule qui n’a pas d’intérêt chez l’adulte », regrette le Dr Michon pédiatre cancérologue, chef du département d’oncologie pédiatrique à l’Institut Curie (Paris). Cela semble cynique, mais c’est la réalité en France, en matière de financement, les dizaines de types de cancers pédiatriques identifiés ne font pas le poids face aux tumeurs de la prostate ou du sein. La recherche en onco-pédiatrie avance donc soutenue par les dons des associations et des familles, et elle pourrait avancer bien plus vite.

La journée internationale 2015 du cancer de l'enfant fait espérer que les choses commencent à bouger. La ministre de la Santé Marisol Touraine a pris clairement position: « Nous mettons en 2015 l’accent sur la lutte contre les cancers pédiatriques ». A l’occasion du bilan d’étape du Plan cancer 2014/2019, la Pr Agnès Buzyn, présidente de l’Institut national du cancer (Inca), a annoncé la mise en place d’un groupe spécifiquement dédié à la recherche clinique pour les moins de 15 ans, la labellisation de six centres d’essais cliniques, et le financement d’un programme de recherche génétique spécifique pour les petits malades dont la tumeur échappe aux traitements actuels. Un vrai coup de pouce et un réel espoir pour venir en aide aux petites victimes.

L’Institut Gustave Roussy, qui a créé en 1950 le 1er service de cancérologie pédiatrique en France, réclame de son côté une loi pour inciter l'industrie pharmaceutique à décliner pour les enfants les médicaments efficaces chez les adultes, comme cela se fait aux Etats-Unis. Le projet de loi du même type discuté à l’automne 2014 en France a été combattu par certains députés qui opposaient recherche pédiatrique et recherche pour adultes. La discussion va-t-elle reprendre ? On ne peut que l’espérer. Parce que la santé ne peut pas se résumer à une affaire de chiffres, et encore moins de chiffre d’affaires. Et que notre société s’honorerait à protéger les plus vulnérables et à donner un avenir à nos petits-enfants, médicalement aussi. 

 
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