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06/05/2014

Les femmes à risque aussi ont droit à une mammo gratuite !

MMammographie-le-bon-tempo_visuel_article2.jpge voici quinqua à mon tour, et bien contente de l’être. En guise de bienvenue, l’Assurance maladie m’a adressé un formulaire m’invitant à rejoindre la grande famille des femmes bénéficiant du dépistage systématique du cancer du sein.

Premier privilège de l’âge, me suis-je dit, un brin amusée de profiter désormais d’un système dont je parle dans Notre Temps depuis des années.

Le dépistage, je connais, étant d’une « famille à risque ». Cela fait des années que les "mammos" n’ont plus de secret pour moi. Cela ne fait pas mal, c’est vite réalisé, et une fois sortie, je me sens tranquille pour le reste de l’année. Nouveauté, cette fois, inutile d’apporter mon chéquier, m‘explique le courrier-cadeau-d’anniversaire arrivé à la maison. Lors de la prise de rendez-vous, la standardiste rectifie : si aucune avance de frais n’est nécessaire pour la mammographie, il me faudra régler l’éventuelle échographie associée. C’est noté.

Le centre dans lequel je me rends habituellement ne fait pas partie de la liste des centres référents de mon département, mais il est sur celle du département voisin, je peux donc m’y rendre. Surprise, une fois sur place, on m’explique que je ne pourrai bénéficier qu’une seule fois du dépistage systématique prévu tous les deux ans. Ah, et pourquoi ? « Puisque vous devez passer un examen annuel, en raison de vos prédispositions familiales, impossible de rester dans le système qui prévoit un intervalle minimal de deux ans entre les clichés », me détaille la secrétaire selon laquelle de nombreuses femmes sont, d’office, exclues du dispositif pour cette raison. Et moi qui croyais, comme l’explique l’Assurance maladie, que le taux insuffisant de participation aux campagnes de dépistage était lié à la mauvaise volonté des Françaises ! Mon esprit citoyen est chiffonné : je me sens boutée hors du dispositif malgré moi ! J’essaie de négocier : pourquoi ne pas venir une fois sur deux à titre individuel, et poursuivre l’autre année au sein de dépistage organisé ?  Mon interlocutrice reste intraitable, rien à faire, selon elle.

Privilège de ma profession, il m’est facile de vérifier ce type d’information auprès de l’Assurance maladie elle-même. La réponse, rassurante, s’est un peu fait attendre, mais la voici : « Certaines femmes à risque ont en effet une mammographie de dépistage tous les ans; dans ce cas de figure, une fois sur deux la mammographie peut être réalisée dans le cadre du dépistage organisé. Le cahier des charges envisage cette situation et prévoit une prise en charge personnalisée sans plus de précision. La HAS (Haute Autorité de Santé) doit formuler des recommandations concernant les femmes à risque. Il n'est pas question de sortir ces femmes du dépistage organisé. » Ouf ! De nouvelles recommandations sont attendues de la HAS pour clarifier les choses, me dit-on. Promis, je vous tiens au courant. Bon dépistage à vous toutes ! 

07/04/2014

50 femmes journalistes s'engagent pour le cœur des femmes : j'ai signé!

20140403_143350.jpg50 femmes journalistes santé s'engagent aux côtés de la Fédération française de cardiologie. J'ai signé ! Et plusieurs journalistes de Notre Temps dont vous connaissez sans doute les signatures aussi: en bas à gauche, c'est moi; en vert voilà Marie-Christine Colinon, et en mauve Rica Etienne...


50 car la fédération fête cette année ses 50 ans.


Femmes parce que leur situation est inquiétante depuis des années et que ça ne s'arrange pas, au contraire : les femmes meurent en France dix fois plus d'un problème cardio-cérébro-vasculaire (infarctus, AVC...) que de cancer du sein, et on en parle bien moins. Pire: alors que la proportion d'hommes souffrant de troubles cardio-vasculaires diminue (-8% entre 2002 et 2008), celle des femmes grimpe en flèche: + 18% sur la même période pour les femmes entre 45 et 54 ans!


Journalistes car pour sauver des vies, il faut diffuser l'information. Expliquer que les femmes sont touchées pour des raisons hormonales et sociales, surtout depuis qu'elles fument, stressent et deviennent de plus ne plus sédentaires, comme leurs compagnons. Et elles paient le prix fort. Car une fois malades, elles seront moins bien dépistées, et pas seulement parce qu'elles se plaignent moins. Les symptômes de l'infarctus, par exemple, sont un peu différents : serrement de poitrine mais aussi signes digestifs, essoufflement d'effort, palpitations, qui doivent encourager à pratiquer un dépistage coronaire, surtout en présence de facteurs de risque (tabac, antécédents familiaux ou personnels, hypercholestérolémie, diabète, surpoids...) Les médecins n'y pensent pas toujours.

Les sociétés savantes, aux Etats-Unis, en Europe et en France, le reconnaissent: même avec des symptômes aussi inquiétants que ceux décrits par un homme, le médecin risque de  trouver la femme seulement fatiguée ou angoissée. Et de perdre du temps précieux avant de mettre en place un traitement. Cela commence par un changement de style de vie (reprendre une activité physique, stabiliser son poids, devenir non fumeur...), et souvent des médicaments. Une fois dépistée, la femme sera moins facilement bien suivie, bénéficiera moins facilement d'une réadaptation après un infarctus qu'un homme...

Bref, à tous les niveaux, de la mise en place d'une première contraception à la ménopause en passant par la grossesse, le cœur des femmes a besoin d'être protégé. C'est que qu'explique la Fédération de cardiologie sur son site et lors de ses conférences. C'est ce que nous disons aussi régulièrement dans Notre Temps. Voilà pourquoi j'ai signé!

AVT_Regine-Deforges_6688.jpgPS: une pensée pour la féministe Régine Deforges, qui nous a enchanté notamment avec sa "Bicyclette bleue", qui vient d'être emportée à 78 ans... par une crise cardiaque.

Agnès

31/03/2014

Du flair ! histoire d’avoir le nez fin…

smell.jpgUne étude publiée dans la revue Science révèle que le nez humain peut repérer 1 000 milliards d’odeurs, rien que ça ! « Avec un peu de bon sens, chacun savait que le nombre de 10 000 odeurs, chiffre admis jusqu’ici, était risiblement petit, mais le chercheur Andreas Keller, de l’Université de Rockefeller’s (Etats-Unis), est le premier à l’avoir prouvé scientifiquement ». C’est peu dire qu’on jubile au Laboratory of Neurogenetics and Behavior, qui vient de démontrer l’étendue de nos capacités olfactives : il serait possible de distinguer jusqu’à 1000 milliards d’odeurs. Moi, ça me fait rêver... Quand je mesure la difficulté à déterminer, avec une boite de macarons à divers parfums, lequel correspond à quoi...

Des tests menés sur des volontaires et consistant à faire humer des mélanges d’odeurs ont permis de valider la démonstration, nous dit-on. Nos capacités olfactives, pour peu que nous y prêtions attention, sont extraordinaires. Nous serions capables, avec un peu d’entraînement, de repérer de nombreux composants dans une seule odeur. Ainsi, le parfum caractéristique de la rose comporte 275 composants, mais nous n’en percevons qu’un petit pourcentage.

Les chercheurs estiment qu’en adoptant la position debout, l'homme s'est éloigné du sol, alors que c’est à terre que se trouvent de nombreuses odeurs. L’utilisation d’outils comme les réfrigérateurs, ou encore nos nouvelles habitudes d’hygiène, et notamment le passage fréquent sous la douche, ont également contribué à limiter notre entraînement. On ne parle même pas du tabac. Cela explique sans doute que la vue et l’audition ont pris plus de place dans nos vies que l’olfaction.

A Nantes, le service ORL du CHU vient d’ouvrir une consultation d’olfactométrie destinée à évaluer les troubles de l’odorat. Parce qu’il arrive de perdre l’odorat, totalement ou partiellement, après un traumatisme ou une maladie (grippe, rhume, allergie...), et « qu’on ne sent pas bien quand on sent mal ». Sans compter que cela peut faire passer à côté d’une odeur de brûlé, de gaz, ou d’un aliment avarié...

La consultation propose une série de tests pour mesurer l’atteinte de l’odorat, et repérer ce qui relève simplement d’une diminution de la perception des odeurs (par exemple, en cas d’obstruction nasale). En cas d’anosmie – perte totale de l’odorat touchant 5% de la population –, notamment après une grippe ou un traumatisme crânien, des examens complémentaires permettent de vérifier l’absence de pathologies plus lourdes comme la maladie de Parkinson ou le diabète. Objectif: retrouver au moins quelques-unes de ces mille milliards d'odeurs, et si possible les plus douces!

 

 
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