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28/01/2014

cancer boulot dodo

retour_au_travail_2_lmc.jpgLes progrès autour du dépistage et des traitements du cancer sont tels que, pour de plus en plus de personnes, cette maladie est devenue une maladie chronique. Vivre et retravailler après – et même parfois pendant - un cancer, est de plus en plus fréquent. C'est un thème central du 3e plan cancer 2014/2018. Près de 100 000 salariés sont concernés chaque année, parmi eux de nombreux seniors, et avec le recul de l’âge de la retraite, ce chiffre ne peut qu’augmenter.


Huit salariés sur dix reprennent leur travail après la maladie, indique une étude de l’Institut Curie diffusée cette semaine, et pour la moitié d’entre eux, c’est loin d’être facile. Anticipation des difficultés à venir et surtout conseils pour trouver et mettre en place les meilleures solutions, les ex-malades ont besoin d’un accompagnement spécifique. Un accompagnement est désormais proposé par l’Institut Curie à ses patients. « Il est normal et fréquent d’être plus fatigué qu’avant la maladie, mais souvent les patients culpabilisent si leur état de santé nécessite des arrêts de travail. Et les entreprises, pas toujours préparées à les accueillir, peuvent leur faire comprendre qu’elles n’ont plus besoin d’eux… » constate le Dr Laure Copel, cancérologue. C'est donc qu'il faut aussi informer les entreprises, et les médecins du travail sont de bons relais pour cela.

Le livret destiné à favoriser la réinsertion professionnelle a été conçu à partir d’histoires vécues rassemblées par Monique Sévellec, psychosociologue à la Maison des patients et des proches de l’Institut Curie à Saint-Cloud, avec des médecins du travail et la Caisse régionale d’Assurance Maladie d’Île-de-France (Cramif).  Des ateliers-rencontres rassemblant des patients sont proposés pour mieux préparer la reprise. « Ces ateliers m’ont fait prendre conscience qu’il était prudent de redémarrer à mi-temps. Sans eux, j’aurais sûrement repris comme avant, et je courais à l’échec », témoigne une ex-malade.

72 % des français estiment qu’une personne guérie d’un cancer peut retrouver la même vie qu’avant la maladie. Mais paradoxalement, pour 30 % des malades, se réinsérer dans le monde du travail constitue la principale difficulté rencontrée après un cancer, devant la reprise d’une vie sociale (21 %) ou les difficultés psychologiques (21%). 

20/01/2014

Euthanasie: deux histoires vraies

euthanasie.jpgLa justice a donc tranché contre l'avis des médecins. Pas d'euthanasie passive pour ce jeune accidenté de la route en état semi végétatif depuis cinq ans. Les parents, qui ne peuvent se résoudre à voir leur fils partir avant eux, et on les comprend, ont été entendus. Contre l'épouse, qui s'épuise au chevet de son mari, soutenue par une autre partie de la famille, qui estime que la vie de son homme n'est plus une vie, et on la comprend. On mesure au passage les déchirements dans la famille autour du corps alité du fils/époux/frère aimé, ou de l'image que chacun s'en fait: chacun pense sincèrement décider le meilleur pour lui. A la fin de l'audience, les regards s'évitaient, nous dit-on. Quel gâchis humain: la vie de cet homme fauchée par l'accident, la vie de ses proches qui sombrent doucement.

Chaque histoire de ce type nous interpelle violemment. Et si j'étais, moi, dans l'état de cet homme, est-ce que j'espèrerais que mon mari, mes enfants, mes frères, décident d'arrêter là les frais? Leur aurais-je assez dit, avant, mon choix dans cette affaire? Mais surtout suis-je certaine que le jour J, à l'heure H, j'aurai toujours le même avis ?


J'ai connu une belle femme, psychologue de son métier, joyeuse, aimée et aimante, affirmant du temps de sa belle santé ne surtout pas vouloir le moindre acharnement thérapeutique dans le cas où sa vie sombrerait, du fait d'un handicap sévère ou du stade ultime d'une maladie. Par peur de souffrir peut-être, par désir de garder une vie pleine de sens sûrement, et aussi secrètement par soucis de laisser à ses proches, et notamment à ses petits-enfants, l'image de la magnifique grand-mère qu'elle était. Des années plus tard, quand il a été acquis que nul ne savait stopper la maladie neuro-dégénérative qui la plongeait dans une sorte de lock-in syndrome, ses proches lui ont posé la question : souhaitait-elle arrêter les machines ? Il n'y a pas eu de réponse positive. Elle s'est éteinte finalement sans l'aide de personne.
Un ami cher, dont je vous ai parlé il y a quelques mois, victime lui aussi d'une maladie dégénérative avançant à la vitesse d'un cheval au galop, affirmait l'été dernier être bien décidé à profiter de l'euthanasie, légale dans le pays où il vit (avec un cadre strict: validation du choix par plusieurs proches dont un médecin etc). Les jours ont passé, l'amputant de la capacité de bouger, et même de parler désormais. Il a tenu bon, et partagé via son clavier d'ordinateur, d'un doigt que je devine hésitant et laborieux, tant d'émotions, de messages, sur la beauté de la vie notamment…

Ses jours sont restés d'une telle richesse, qu'il a reporté son projet.  
Reporté, pas abandonné. La prochaine étape de la maladie menace sa capacité respiratoire, et il est bien décidé à l'éviter. Le jour où il le décidera sera le bon. Je l'accepte, comme tous ses proches qui l'aiment. Nous lui faisons confiance pour prendre la bonne décision.

En matière d'euthanasie, il y a autant de bonnes réponses que d'histoires de vie. Et notre avis de "personne ayant un avenir" serait probablement différent si nous étions directement concernés, pour nous-même ou un proche aimé. C'est avec cet état d'esprit que je pose mon regard sur l'actualité.

13/01/2014

La grippe ne passera pas par moi

 

courbe Grog 8 1 14.JPGUne image vaut cent mots, c’est bien connu… le schéma tout juste livré par les groupes régionaux et d’observation de la grippe (GROG) parle de lui-même : cette année la grippe circule un peu partout mais bien moins que d’habitude, et c’est une bonne nouvelle, pour qui sait à quel point ce virus est capable de nous plaquer au lit et de pomper toute notre énergie. La courbe basse, c’est l’hiver 2013 / 2014, la haute, celle du pic épidémique de l’an dernier. 

Faut-il y voir le résultat des températures actuelles, qui ne favorisent pas la diffusion du virus, ou l’effet bénéfique de nos bonnes habitudes, lavages de mains consciencieux et éternuement dans nos manches plutôt que dans l’air ? Côté vaccination, pas de révolution en tout cas, mais il est encore temps de profiter du vaccin, nous disent les spécialistes. Selon eux, le retour à l’école de nos petits pourrait signer une augmentation de la circulation du virus…carte grog 08 01 14.JPG 

Sur la carte de France, en vert pas de grippe et en jaune activité sporadique. A la même époque l'an dernier, la carte était orange (activité locale, à rouge (épidémie).

 
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