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28/08/2014

La vie sans carie

Voici une infographie sur les caries qui a le mérite de pointer en quelques chiffres que nous ne sommes pas encore débarrassés de cette maladie microbienne, même si, grâce aux progrès de l’hygiène et à de plus fréquentes visites chez le dentiste, le nombre de caries traitées est en net recul en France.

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On pense souvent que c’est une maladie de l’enfance, à tort. Il est fréquent, après des années de tranquillité, d’être à nouveau sujet à des caries dentaires passé 50 ou 60 ans. En cause : le phénomène de bouche sèche, souvent lié à la prise de médicaments (contre l’allergie, l’hypertension, la douleur, la dépression, la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer). La parade : boire même sans soif, pratiquer des bains de bouche, ou mâcher du chewing-gum sans sucre pour stimuler la production de salive, qui neutralise l’acidité de la bouche.

Selon l’Association Dentaire Française, la carie est considérée comme l’un des dix premiers fléaux au monde dans le domaine de la santé. L’ADF rappelle les facteurs qui concourent à la formation de caries : le terrain (nous n’avons pas tous la même résistance face à la carie, selon la nature de notre émail et la position de nos dents), l’alimentation (les dents n’aiment pas le sucre présent dans les aliments sucrés mais aussi dans les gâteaux apéritifs, les chips, les céréales… surtout consommés entre les repas), la plaque dentaire… Chaque fois que les trois facteurs (terrain, aliments et plaque dentaire) sont en contact, il y a risque pour les dents. Et l'impact que la carie peut avoir sur notre cœur et notre système cardio-vasculaire en général est aussi sous-estimé...

 

La bonne nouvelle, c’est que si aucune carie ne guérit sans intervention du dentiste, elle évolue lentement. Cela laisse le temps de prendre rendez-vous, et de profiter des examens gratuits proposés par l’assurance maladie, pas seulement aux enfants. Pour nous adultes, il existe aussi des dépistages gratuits périodiques. Une bonne résolution pour la rentrée ?

Agnès Duperrin

 

 

06/05/2014

Les femmes à risque aussi ont droit à une mammo gratuite !

MMammographie-le-bon-tempo_visuel_article2.jpge voici quinqua à mon tour, et bien contente de l’être. En guise de bienvenue, l’Assurance maladie m’a adressé un formulaire m’invitant à rejoindre la grande famille des femmes bénéficiant du dépistage systématique du cancer du sein.

Premier privilège de l’âge, me suis-je dit, un brin amusée de profiter désormais d’un système dont je parle dans Notre Temps depuis des années.

Le dépistage, je connais, étant d’une « famille à risque ». Cela fait des années que les "mammos" n’ont plus de secret pour moi. Cela ne fait pas mal, c’est vite réalisé, et une fois sortie, je me sens tranquille pour le reste de l’année. Nouveauté, cette fois, inutile d’apporter mon chéquier, m‘explique le courrier-cadeau-d’anniversaire arrivé à la maison. Lors de la prise de rendez-vous, la standardiste rectifie : si aucune avance de frais n’est nécessaire pour la mammographie, il me faudra régler l’éventuelle échographie associée. C’est noté.

Le centre dans lequel je me rends habituellement ne fait pas partie de la liste des centres référents de mon département, mais il est sur celle du département voisin, je peux donc m’y rendre. Surprise, une fois sur place, on m’explique que je ne pourrai bénéficier qu’une seule fois du dépistage systématique prévu tous les deux ans. Ah, et pourquoi ? « Puisque vous devez passer un examen annuel, en raison de vos prédispositions familiales, impossible de rester dans le système qui prévoit un intervalle minimal de deux ans entre les clichés », me détaille la secrétaire selon laquelle de nombreuses femmes sont, d’office, exclues du dispositif pour cette raison. Et moi qui croyais, comme l’explique l’Assurance maladie, que le taux insuffisant de participation aux campagnes de dépistage était lié à la mauvaise volonté des Françaises ! Mon esprit citoyen est chiffonné : je me sens boutée hors du dispositif malgré moi ! J’essaie de négocier : pourquoi ne pas venir une fois sur deux à titre individuel, et poursuivre l’autre année au sein de dépistage organisé ?  Mon interlocutrice reste intraitable, rien à faire, selon elle.

Privilège de ma profession, il m’est facile de vérifier ce type d’information auprès de l’Assurance maladie elle-même. La réponse, rassurante, s’est un peu fait attendre, mais la voici : « Certaines femmes à risque ont en effet une mammographie de dépistage tous les ans; dans ce cas de figure, une fois sur deux la mammographie peut être réalisée dans le cadre du dépistage organisé. Le cahier des charges envisage cette situation et prévoit une prise en charge personnalisée sans plus de précision. La HAS (Haute Autorité de Santé) doit formuler des recommandations concernant les femmes à risque. Il n'est pas question de sortir ces femmes du dépistage organisé. » Ouf ! De nouvelles recommandations sont attendues de la HAS pour clarifier les choses, me dit-on. Promis, je vous tiens au courant. Bon dépistage à vous toutes ! 

30/12/2013

Quand la sécurité sociale gronde les malades

arret-travail.jpgÉtonnante procédure mise en place par la sécurité sociale. Le courrier qui m'est parvenu cette semaine émane bien de l'assurance maladie, pas de doute, et explique d'un ton bienveillant s'intéresser à la santé de l'assuré. Jusque-là rien de choquant. Et pourtant... "Vous avez bénéficié de trois arrêts de travail pour cause de maladie au cours de la dernière année, explique le courrier. Dans l’éventualité d’un nouvel arrêt, le médecin conseil pourra prendre contact et vérifier si ces arrêts sont une réponse adaptée à votre état de santé".

A la lecture de ces lignes, je me suis frotté les yeux: suis-je devenue parano, ou y lisez-vous comme moi une remontrance déguisée, une espèce de suspicion a-priori d'une possible fraude à l'arrêt maladie et à la solidarité nationale, une invitation à bien réfléchir avant d'accepter de s'arrêter de travailler si notre état  de santé le nécessitait? Car rassurez moi, c'est bien le médecin qui décide ce qu'il pense le mieux pour son patient n'est-ce-pas? Le malade ne peut s'auto-prescrire l'ordre de rester à la maison le temps d'être en état de reprendre le chemin du travail ou de l'école?   

Comment la personne malade ou handicapée peut-elle recevoir un tel courrier autrement qu'en se sentant coupable de faire porter à la collectivité sa faiblesse physique ou morale? Au risque à l'avenir de faire taire ses symptômes, et d'aggraver peut-être sa maladie? S'arrêter, c'est aussi une façon d'éviter de voir ses symptômes prendre de l'ampleur, c'est une forme de prévention des complications...

On se doute bien de l'objectif de la démarche: lutter contre les arrêts abusifs. Et il est normal qu'une institution comme l'assurance maladie réalise des contrôles et s'assure que les règles sont respectées. Mais dans quel cerveau a pu germer l'idée d'envoyer ce courrier au malade plutôt qu'au médecin prescripteur? Ce serait sûrement plus efficace, et plus juste : "Cher médecin, vous avez prescrit un arrêt maladie à votre patient Mr X qui a donc cumulé x arrêts au cours de la dernière année"... Cela aurait un intérêt informatif, les arrêts pouvant être signés d'un autre médecin spécialiste ou d'un urgentiste à l'hôpital. Il ne serait pas choquant que le médecin généraliste en soit informé, pour avoir une vision globale de la santé de son patient. Alors oui, un tel courrier aurait un sens, et pourrait permettre d'envisager un traitement différent, une prévention ciblée, des examens complémentaires, pour améliorer l'état de santé de l'intéressé.

L'assurance maladie s'est trompée d'adresse, et quelque chose me dit qu'elle le sait au fond d'elle. Pour preuve cette petite ligne au bas de la page: « Les observations ont été réalisées au moyen d’un traitement automatisé. Le droit de contester les raisonnements utilisés peut être exercé auprès du Directeur Général de la CPAM ». En médecine, les robots peuvent rendre des services, ils l'ont prouvé. Mais en gestion humaine, pitié, remettez-nous des têtes pensantes!

 
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