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04/09/2017

Belle pendant le cancer avec ma Franjyne

CLesFranjynes_IlanDehe-181-5233.jpg’est l’histoire d’une jeune Niçoise de 27 ans, Julie Meunier, bien décidée à rester chic alors que les traitements contre un cancer du sein font tomber ses cheveux. Un turban, c’est bien, avec quelques cheveux s’échappant de l’étoffe, c’est encore mieux : voilà Julie qui s’entraîne à nouer ses turbans de différentes façons, bidouillant un système pour fixer quelques mèches en guise de frange. « J’ai mis au point 7 styles de nouages, un par jour: ça rythme la semaine, comme je pouvais le faire avant en alternant les coiffures », pointe la jeune juriste qui se reconnaît comme une artiste contrariée. Ses créations plaisent sur les réseaux sociaux où ses sœurs de combat et elle se soutiennent. Le bouche-à-oreille a démarré. Après 24 chimio, 2 chirurgies, 40 séances de radiothérapie, Julie se lance dans la production de ses « Franjynes », des turbans à franges, grâce à une opération éclair de crowfunding. « J’ai récolté 35 000€ en quarante-cinq jours grâce à 1000 contributeurs, la preuve qu’il y avait un besoin ! », confie-t-elle avec des étoiles dans la voix.

C’était il y a moins d’un an. Commercialisées depuis le début de l’été 2017, les Franjynes connaissent un beau succès : 300 turbans vendus dès le premier mois - il faut dire que la frange coûte seulement 50€ et le turban 45€, soit 95€ au total entièrement pris en charge par la Sécurité sociale. Bien moins chère qu’une prothèse capillaire (compter de 300 à 3000€ l’unité). Plus fun aussi ! Modèles femme ou enfant, de 5 à 80 ans... toutes sont séduites. Le Canada, la Belgique, la Suisse et l’Allemagne en demandent à leur tour. Julie, désormais sortie des traitements lourds, continue d’animer bénévolement des ateliers de nouage dans les hôpitaux, tout en préparant une nouvelle collection « spéciale repousse » pour accompagner les femmes après leurs traitements. Elle participe aussi à la rédaction du magazine Rose, pour partager ses secrets de beauté avec les femmes en lutte contre un cancer. « Garder le moral, c’est essentiel pendant la maladie. En restant belle c’est plus facile » confie-t-elle. Julie reçoit régulièrement les photos de ses clientes-compagnes, voici celles d'Annick 61 ans en turban bleu, d'Évelyne 70 ans en turban rouge et de Laurence 46 ans en turban bleu. Si jolies!

À commander sur www.lesfranjynes.com Les Franjynes existent en blond, brun, châtain, roux… avec plusieurs modèles de turbans. La frange vient d’Asie, le turban est fait au Portugal, en coton doux ou jersey, bientôt en coton bio. La communauté de Julie s'étend sur Facebook Instagram et Tumblr

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26/01/2017

Patrizia Paterlini-Bréchot publie « Tuer le cancer »

9782234080461-001-X.jpgNous avons raconté dans Notre Temps l’histoire de cette chercheuse italienne énergique et déterminée, installée en France quasiment depuis le début de sa vie professionnelle, et du test  prometteur qu’elle a mis au point pour détecter le cancer avant même qu’il ne s’installe dans un organe. Aujourd’hui, elle prend la plume et raconte, dans un récit très personnel, les vingt années qui l’ont menée à la conception de cette machine capable de filtrer le sang pour y repérer les cellules tumorales qui y circulent.

La médecine a besoin de coups d’accélérateur, nous en tenons sans doute un avec ce test Iset qui ne nécessite que quelques gouttes de sang pour livrer ses informations. La cancérologie de demain, c’est assurément cela : des tests qui nous diront les particularités de chaque tumeur, et prédiront quel traitement sera efficace pour la combattre. Autrement dit, des techniques nouvelles qui donneront aux équipes médicales les informations permettant d’éviter des chimiothérapies ou radiothérapies inefficaces dans leur cas, mais aussi le moyen de décider si une chirurgie radicale est justifiée ou pas, si oui ou non le cancer vaévoluer et à quelle vitesse, bref d’ajuster la stratégie thérapeutique en fonction de chaque malade. On en est si loin aujourd’hui !

Nous avons besoin de visages pour porter les bonnes nouvelles, Patrizia Paterlini-Bréchot incarne notre espoir de réussir demain à vaincre cette monstrueuse maladie. Elle raconte dans son livre comment elle a mis son test au point, comment il a déjà sauvé la vie à plusieurs gros fumeurs suivis dans le cadre d’une étude par le Professeur Paul Hofmann à Nice : en repérant très tôt le développement d’un cancer du poumon généralement dépisté tardivement chez ce type de patients, ils ont pu recevoir à temps les traitements nécessaires.   

Mais, car il y a un mais, ce livre pointe aussi le risque de mettre en place une médecine à deux vitesses. Car ce test n’est aujourd’hui distribué qu’au compte-gouttes, réservé à ceux qui peuvent se l’offrir. Patrizia Paterlini-Bréchot ne cache pas son prix, 486 euros, non remboursé par l’Assurance maladie. Elle en est convaincue, ce prix fondra lorsque la prescription sera généralisée, et il fera faire de vraies économies en soins, en vies sauvées, en angoisse, en douleurs. Mais à ce jour, pas de prise en charge. Sans doute ce livre s’adresse-t-il aussi aux autorités de santé, qui vont devoir prendre des décisions, pour ce test et ceux qui vont suivre: qui paiera ? À quelle hauteur, prescrits par qui et selon quels critères ? De la réponse à ces questions dépend l’accès à tous à la médecine de demain.

«Tuer le cancer», de Patrizia Paterlini-Bréchot, édition Stock, 250 p, 19,50 €

25/08/2016

Manger les yeux ouverts

Qlivraison-bio-lausanne-84064.jpguel casse-tête, cette histoire de repas, et ça revient trois fois par jour! Nous avions déjà appris à décortiquer les étiquettes pour glisser dans le caddy les produits aux listes les plus courtes, à cuisiner maison, à préférer le bio, les aliments de proximité et de saison, et voilà que des enquêtes nous emmènent dans les coulisses écœurantes de l’agro-alimentaire (pour les amateurs, la liste des livres récents sur le sujet est disponible ci-dessous). Il y est question de grains de blé stockés dans un bain de pesticide, de poules et de vaches entassées les uns sur les autres, de vertigineux taux de résidus chimiques dans les pommes… Et bien moi, je ne m’en plains pas : j’aime autant savoir ce que je mange. Connaître les conditions d’élevage et d’abattage telles qu’elles sont, y voir clair sur les méthodes de production, ça m’aide à décider de mes menus, en mon âme et conscience.

Les prises de position en matière de choix alimentaires foisonnent. Celles de Sophie Marceau s’inscrivent dans son combat en faveur de la protection de la nature, celles de Mathieu Ricard pour une nourriture altruiste, et  Novak Djokovic, numéro 1 mondial de tennis,  affirme lui qu’il est possible d’optimiser sa puissance physique avec un régime végétal…Voilà que sont désormais décernés des trophées du bien-être animal. Remis par CIWF, une association internationale dédiée aux animaux d'élevage, ils ont récompensé mardi 28 juin 2016 à Berlin 41 leaders de l'agroalimentaire pour leurs engagements en faveur du bien-être animal. Parmi eux, sept entreprises françaises, dont Michel et Augustin, Monoprix, Terrena Nouvelle Agriculture et Harry's.

De quoi réfléchir avant de faire ses courses. Cela ma va parfaitement bien. Et si je mange ensuite moins ou pas de produits animaux, ce n’est pas mon médecin qui s’en plaindra, pourvu que je compense avec les protéines végétales et de bonnes associations féculents/légumineuses. Et si je mange moins mais mieux, je pourrais même dépenser un peu plus et soutenir une agriculture sans doute plus traditionnelle, mais qui donne du travail aux agriculteurs et maintient de beaux paysages dans nos compagnes. Déguster un bon repas, ça marche aussi les yeux ouverts ! 

De nombreux livres récents prennent position pour une évolution de notre alimentation :

saveza vous vraiment.jpg100jours sans viande.jpgenceinte-et-vegetarienne-editions-terre-vivante.jpgviandard-z.jpg

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"Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans votre assiette ?", d'Isabelle Brokman et Dr Robert Barouki. Le livre brulot de la rentrée. Une enquête sur les méthodes de production et de conservation de denrées alimentaires de base : blé, viande, poisson, pomme, tomate, pomme de terre de l’agriculture et de l’élevage intensifs. Loin d’être rassurant et souvent stupéfiant. Ed Solar 2016 (sortie en septembre 2016), 19,50€.

 "100 jours sans viande", d’Aline Perraudin. Elle fut journaliste à Notre Temps et dirige aujourd’hui la rédaction de Santé Magazine. Elle raconte dans ce récit très personnel ce qu’elle a découvert durant ces 100 jours durant lesquels elle a abandonné la viande tout en menant l’enquête sur la filière alimentaire. Facile à lire, amusant et instructif. Ed Flammarion 2016, 18€.

"Enceinte et végétarienne", d’Hélène Defossez. Pour accompagner les futures mamans qui ne mangent pas de viande en s’assurant qu’elles et leurs bébé ne manquent de rien. Ed Terre vivante 2016, 19€. En Librairie et sur boutique.terrevivante.org

"De Viendard à végane", de Bruno Blum, un musicien journaliste spécialiste du rock et du reggae qui s’est penché sur l’origine des aliments arrivés dans son assiette.  Mama Editions 2016, 20€.

Plus ancien, "Bidoche", de Fabrice Nicolino, une enquête fouillée et très documentée sur les conditions d’élevage en France. Ed Les liens qui libèrent 2009, 21€.

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