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21/12/2017

De retour chez moi dès ce soir, chouette !

Otableau chirurgie ambulatoire.jpgpéré dans la journée, de retour chez soi le soir : c’est la définition de la chirurgie ambulatoire, qui sera la norme pour 70% des interventions d’ici cinq ans (54% aujourd’hui), a annoncé la ministre de la santé Agnès Buzyn. De quoi rattraper nos voisins européens et américains, certains sont déjà à près de 90%. De quoi réduire encore les complications post opératoires : moins de phlébites et de troubles respiratoires puisqu’on se remet debout plus vite, et d’infections nosocomiales. De quoi enfin éviter les syndromes de désorientation qui guettent les plus fragiles d’entre nous. J’ai rencontré le Dr Philippe Marre, secrétaire de l’Académie de Chirurgie : il applaudi des deux mains et rappelle que cette évolution est possible grâce aux nouvelles techniques qui rendent le geste plus précis et moins agressif, et à une organisation des soins repensée qui simplifie le parcours du patient. J’ai écouté le professeur Corine Vons, présidente de l’Association française de chirurgie ambulatoire m’expliquer qu’aujourd’hui, il est conseillé de boire jusqu’à deux heures avant l’opération, cela limite les troubles urinaires, et de remanger très vite,  pour éviter les nausées. Elle m’a montré les courbes des opérations ambulatoires par âge : c’est entre 50 et 82 ans qu’il s’en pratique le plus, et chez les tous jeunes enfants. Déjà, certains chirurgiens murmurent que toutes les opérations pourront être éligibles, si l’état de santé et une présence au retour le permet. Chouette !

15/05/2014

Noter son médecin comme à l’école, ça vous dit ?

Vd269d698722f892e0b1422fa922073db.pngous avez remarqué ? Chaque année, les news magazines font un tabac avec leurs Palmarès des hôpitaux et des cliniques. Et pourtant les Français boudent les sites Internet qui proposent de noter leurs médecins. Aux États-Unis, au contraire, c’est une habitude pour les patients internautes. En sortant du cabinet médical, ils commentent : le ton du médecin, ses conseils, ses remarques, sa douceur (ou pas), mais aussi la décoration de la salle d’attente ou la facilité d’accès quand on se déplace difficilement. Du bouche à oreille puissance dix. 

Le site français notetondoc affiche sept raisons de donner son avis après une consultation, une opération ou un examen médical : si ça c’est mal passé, autant l’éviter à d’autres, à l’inverse,  si ça bien passé, autant en faire profiter les autres, etc. Objectif : améliorer l’offre de soin, mais pas régler des comptes, c’est promis. Une remarque tout de même : cette distribution de notes est réalisée sous des pseudonymes, pas très courageux…

Nos confrères du Quotidien du médecin ont demandé aux professionnels de la santé ce qu’ils en pensent. Pour les uns, aucun intérêt d’attirer l’attention sur un bon médecin, cela ne ferait qu’accroître l’affluence dans les salles d’attente. Pour d'autres, les Français n’auront bientôt plus de professionnels à commenter, pénurie oblige... À l’Ordre national des médecins, on s’affiche clairement contre ces pratiques, mieux vaut contacter l’Ordre en cas de problème. Et le fondateur de Notetondoc, Guirec Piriou, regrette que les Français mettent encore trop souvent leurs praticiens sur un piédestal.

Vous iriez, vous, regarder un site de ce type avant de consulter ? Et vous laisseriez votre nom à la fin du commentaire ? Je suis curieuse de le savoir...

Agnès

08/08/2013

1ère mondiale au Chu de Lyon: Cocorico!

 

IMG_3063.JPGIl y a ceux qui rentrent de vacances, comme moi (d’où ce long silence...), et ceux qui, aux heures les plus chaudes de juillet, ont continué à réaliser des exploits. Le professeur Philippe Paparel, chirurgien urologue spécialiste du traitement des cancers du rein au centre hospitalier Lyon Sud, vient de me raconter comment, avec son collège François Golfier, chirurgien gynécologue il a mené la première ablation d’un rein par voie vaginale en ambulatoire. Opérée le matin, de retour à la maison le soir même !

 Deux patientes françaises viennent de bénéficier de cette opération qui répond aux critères de plus en plus mis en avant en chirurgie : une intervention réduisant au maximum le séjour à l’hôpital, limitant les risques de complications, favorisant un rétablissement le plus rapide possible. C’est le souhait des patients, et aussi celui de l’Assurance maladie, qui y puise de conséquentes économies.

Ici, l’ablation du rein a été réalisée par coelioscopie, c’est-à-dire en passant les instruments par de minuscules incisions dans la paroi abdominale.

IMG_3068.JPGLe chirurgien est intervenu en manipulant à distance un robot chirurgical, pour plus de précision. Le rein, organe grand comme une main, est ensuite évacué par voie vaginale. Avantages : pas de cicatrice, pas de sonde urinaire, pas de drain, donc un risque d’infection réduit. Cette intervention est proposée depuis quelques temps déjà aux patientes souffrant d’une malformation d’un rein, ou d’une tumeur.

La nouveauté, c’est qu’elle est si bien supportée, et les douleurs opératoires tant réduites, qu’il est désormais possible de rentrer chez soi le jour même ! Cette chirurgie ambulatoire protége des infections nosocomiales « attrapées » à l’hôpital. Mieux : l’absence de douleur évite le recours à la morphine, qui laisse vaseux et fatigue l’organisme. Pour mémoire, avec les autres techniques les patients devaient rester jusqu’ici trois à huit jours hospitalisés. La technique, proposée  sans limite d’âge, devrait être disponible d’ici peu dans les centres équipés, comme à Lyon, d’un robot chirurgical, notamment au Centre Européen Georges Pompidou (Paris), à Nice et à Besançon.

DSCN1178.JPGIl ont mérité leurs vacances,

le Pr François GOLFIER (à gauche avec les lunettes),

et le Pr Philippe PAPAREL !

 
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