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23/12/2014

Le retour des ordonnances à la main ?

Nmétronewse soyez pas surpris si votre médecin reprend son stylo pour rédiger son ordonnance : à partir du 1er janvier 2015, il a l’obligation de mentionner la molécule (appelée dénomination commune internationale, ou DCI) du médicament et non plus son nom commercial. Or son ordinateur n’est pas forcément capable de le faire.

La mesure a pourtant été votée en 2011, juste après l’affaire du Médiator, pour rendre les prescriptions plus transparentes. Mais peu de logiciels médicaux sont à ce jour certifiés par la Haute Autorité de Santé, ce qui complique la tâche des médecins. Résultat : seules 12% des prescriptions sont en DCI en France, contre 35% en Allemagne et 80% en Grande-Bretagne, preuve que c’est possible… lorsque les choses sont faites dans l’ordre : d’abord distribuer les outils, ensuite rendre leur utilisation obligatoire.

La DCI est attribuée par l’Organisation Mondiale de la Santé, elle est la même partout dans le monde. Elle est l’un des chevaux de bataille de la revue Prescrire, indépendante des laboratoires pharmaceutiques, qui liste au moins quatre bonnes raisons « de penser, parler, enseigner et prescrire » en DCI, qualifié de « vrai nom »  du médicament.

1/ Cela limite les confusions entre médicaments dont le nom commercial est proche. Mieux vaut éviter de mélanger l’antiépileptique Lamictal (lamotrigine), l’antifongique Lamisil (terbinafine)  ou le neuroleptique Largactil(chlorpromazine). Ou encore l’antidouleur Topalgic (tramadol) et l’antidépresseur  Tofranil (imipramine)…

2/ Cela permet de repérer d’éventuels doublons dans les prescriptions (par exemple de l’aspirine en plus d’une spécialité contre la fièvre contenant notamment de l’aspirine), donc des surdosages.

3/ Cela favorise l’indépendance par rapport aux stratégies commerciales des laboratoires pharmaceutiques : c’est une famille de molécule qui est prescrite. Un peu comme si on conseillait de consommer du yaourt plutôt qu’un Danone… Le consommateur sait immédiatement de quoi il s’agit. En cas de contre-indication aux anti-inflammatoires par exemple, il repère immédiatement si son ordonnance en contient.

4/ C’est rassurant pendant un voyage à l’étranger : en cas de besoin, il est facile de trouver un médicament similaire, il porte le même nom !

Deux précisions : il n’est pas obligatoire de sortir du cabinet médical avec une ordonnance - on peut être bien soigné sans médicament - et la prescription en DCI n’implique pas une prescription de médicament générique. En revanche, elle facilite la clarté pour le consommateur entre le traitement générique et son grand frère. A Notre Temps, nous veillons depuis des années à indiquer le nom international des médicaments que nous sommes amenés à citer dans nos articles. Nous avons toutes les raisons de nous féliciter de cette pratique… Même si nos médecins doivent dans un premier temps reprendre un stylo pour compléter leurs ordonnances !

 
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