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05/07/2016

65% des mélanomes dépistables par des proches formés!

31416949-Examen-de-la-peau-avec-beaucoup-de-grains-de-beaut--Banque-d'images.jpgLe simple fait d’ouvrir l’œil peut suffire à sauver la vie d’un proche. C’est la leçon d’une étude américaine formidable dont les conclusions viennent d’être publiées dans la revue médicale de référence JAMA. Elle démontre qu’apprendre à surveiller l’évolution d’un grain de beauté ou d’une tache sur la peau des personnes qui vivent autour de nous favorise la détection précoce d'un mélanome ou d'une récidive. L’étude du Pr June K. Robinson de la faculté de médecine Feinberg de Chicago a suivi durant deux ans 494 personnes à risque. Certaines ont reçu une formation  d'une demi-heure sur les signes d'alerte du mélanome et rencontré régulièrement un dermatologue tout au long de l'étude. D’autres n’ont bénéficié d’aucune formation. Résultat : 43 mélanomes sur les 66 identifiés l’ont été par les proches formés. Et parmi eux, 33 à un stade précoce ! À l’inverse, aucun tandem patient-partenaire du groupe sans formation n'a détecté de cancer. « La prochaine étape sera de vérifier si une formation sans rencontre avec un dermatologue est également efficace », a conclu le Pr June K. Robinson.

Avec le mélanome de la peau, onzième cancer le plus fréquent, c’est quitte ou double. Repéré tôt, il se soigne facilement. Repéré tard, il est de très mauvais pronostic. D’où l’importance de l'auto-examen régulier de la peau, et pas seulement chez les personnes à risque (peau claire, antécédent familiaux ou personnels…). Un auto-examen facile à réaliser, indique l'Institut national du cancer (INCa) qui en donne toutes les clefs sur son site : observer chaque centimètre carré de la peau de la tête aux pieds, et repérer un grain de beauté ou une tache sombre différente des autres, un peu comme le « vilain petit canard », que ce soit par sa forme, sa taille, sa couleur ou son épaisseur. « La présence d'un ou plusieurs de ces signes ne signifie pas forcément que vous avez un mélanome, mais justifie de demander un avis médical sans attendre », conclut l’Institut du cancer.

26/08/2015

De la couleur !

Dimages.jpgans une interview publiée par nos confrères des Inrock, le Dr Eric Gallois, psychiatre au Centre hospitalier de Montargis, propose un traitement inattendu de la dépression… Il se souvient avec nostalgie du temps où, dans les années 70, les routes étaient recouvertes d'une fine couche de graviers locaux. Elles étaient roses dans sa région, donnant à la ville et aux trajets en voiture des couleurs et des reflets. « Le sol est notre cinquième façade. Les nuits d’hiver, sous la pluie, ces routes reflétaient une certaine luminosité. Elles n’inspiraient pas de peur ni d’angoisse. Il y a une dimension esthétique qui apaise, » affirme-t-il. Et puis il a été décidé (par qui? comment?) pour des raisons sans doute économiques plus que techniques de ne plus utiliser les gravillons colorés.

L’impact de la couleur et de la lumière sur le moral n’est pas une découverte, il existe des lampes à forte intensité lumineuse destinées à lutter contre la dépression saisonnière. Mais le rôle du noir foncé du bitume sur le psychisme ne m’était encore jamais apparu ainsi. Or elles sont partout autour de nous, ces routes, que nous marchions, que nous pédalions ou que nous roulions! « Les routes sombres sont des îlots de chaleur qui peuvent entraîner une augmentation de 10 à 20 degrés par rapport à un sol clair, et en plus de l’impact écologique cette perte de luminosité a des conséquences sur l’humeur. Elle induit l’angoisse et l’état dépressif » affirme le psychiatre.

C’est que l'homme avec un grand H à besoin de couleur et de variété. Quand les couleurs sombres envahissent son environnement, insidieusement, il souffre. Dans quelques jours, rentrée oblige, les jolies robes d'été et les chemises claires risquent de céder la place aux couleurs sombres, le mouvement est déjà amorcé dans les transports parisiens. De moins en moins de rouge, jaune, bleu ciel ou rose, de plus en plus de noir, vert bouteille et bleu foncé. Et si cette année nous bichonnions la multichromie, pour nous et pour ceux qui vivent avec nous? Et si choisir des tenues joyeuses et ajouter un peu de rouge sur les lèvres faisait partie de nos armes contre la morosité, aussi sûr que profiter de la lumière de septembre nous aide à faire le plein de vitamine D?  La « femme coquelicot », cette jolie histoire d’amour d’une septuagénaire pétillante contée par Noëlle Chatelet ne disait rien d’autre… C'est aussi le choix d'Iris Apfel, ici en photo, 93 ans, la femme d'affaire la plus branchée de la planète selon Le Figaro Madame. Demain, promis, je m’habille comme elle couleur fleurs de printemps!  ima 2ges.jpg

07/05/2015

« On ne meurt pas comme ça » de Charlotte Fouilleron

A51j8j-3eK6L._SY344_BO1,204,203,200_.jpglors que le test de dépistage du cancer colorectal nouvelle génération va enfin arriver dans nos pharmacies, Charlotte Fouilleron publie un livre plein de sensibilité qui raconte son parcours contre cette maladie. « Si la moyenne d’âge du cancer du côlon est de 65 ans, c’est grâce à moi » lance-t-elle bravement, du haut de ses 37 ans. Et c’est avec l’énergie de la jeunesse qu’elle décide de faire bouger le regard des « non malades » sur ce cancer encore tabou.

Non qu’elle détaille dans le menu les traitements et les opérations. Elle parle bien sûr des étapes-clefs du diagnostic, des traitements, la fatigue et le reste. Mais ce qui intéresse cette journaliste coquette et enjouée, c’est plutôt l’interaction avec ses proches : sa famille, ses amis, les équipes médicales qui l’accompagnent sur le chemin de la guérison. Il y a sa mère, qui se rend disponible, aimante, capable de la secouer lorsqu’il le faut, et de l’encourager, toujours. Son père, présent dans l’ombre, solide aussi. Les bonnes copines qui apportent la légèreté dès que c’est possible. Les médecins qui lui parlent parfois avec tact, mais pas toujours. Les détails auxquels elle s’accroche, comme les petites marques de féminité de sa cancérologue qui la rendent plus humaine à ses yeux. Les « amis » indélicats, à fuir avant qu’ils ne vous plombent un peu plus. Et l’espoir d’un avenir meilleur, pour elle la quête de l’amour malgré les obstacles de la maladie…

Ce récit plein d’optimisme est un réel message d’espoir pour tous ceux qui ont été ou sont confrontés, directement ou pas, à l’épreuve du cancer. Car on en sort souvent guéri, du cancer, parfois même plus fort, et toujours différent de celui ou celle que nous étions dans la vie d’avant…

Chez la femme, le cancer du côlon est le deuxième le plus fréquent, après le cancer du sein, avec 19000 nouveaux cas par an. La survie à 5 ans est de 94% lorsqu’il est diagnostiqué au stade 1. Une raison de plus de ne pas passer à côté de ce dépistage désormais plus simple et plus fiable. « Charlotte parle du cancer d’un ton drôle, impertinent et vrai » confirme sa cancérologue, le Dr Frédérique Maindrault-Goebel qui signe la post-face. Elle conseille sa lecture. Moi aussi.

« On ne meurt pas comme ça » de Charlotte Fouilleron Ed Max Milo - Mai 2015 - 18€

 
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