logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

10/03/2017

Erica Jong et le complexe d’Éos

9782221192726.JPGFaisiez-vous partie des fans de l’émission culturelle culte Apostrophes dans les années 1975/1990 ? Peut-être vous souvenez-vous de celle dans laquelle Bernard Pivot nous a fait découvrir une jeune auteure trentenaire, venue des États-Unis soutenir son roman «Le complexe d’Icare». Ce récit littéraire érotique sur le désir féminin est vite devenu un succès de librairie. Erica Jong y raconte avec insolence et humour le coup de cœur d’Isadora Wing, jeune New-Yorkaise séduisante, en route avec son mari vers un congrès de psychanalyse, et d’Adrian Goodlove, un Anglais charmeur à souhait, qui lui ouvrira des horizons sexuels jusqu’ici inconnus. Il y est question notamment d’abandon de soi, et de «baisage sans effeuillage», autrement dit de sexe sans détours…

A l’époque le livre fait scandale aux Etats-Unis, mais le ton croustillant et l’objet de ce «Complexe d’Icare» ont su séduire les lecteurs dans plus de 25 pays et assurer à son auteure un succès durable. Elle sera d’ailleurs à nouveau accueillie en 1984 sur le plateau d’Antenne2 (aujourd’hui France2), toujours dans Apostrophes, pour présenter la suite de ce roman.

 

Erica a pris quelques années, comme nous, sans rien perdre de son insolence et de sa fraîcheur. Elle signe aujourd’hui le «Complexe d’Éos», toujours chez Robert Laffont. Un livre que Woody Allen dit avoir adoré: l’héroïne sexagénaire est confrontée à des questions qui semblaient bien loin d’elle il y a quarante ans. Des parents en fin de vie, une fille qui lutte contre la drogue, puis devient maman, un conjoint secoué par un accident de santé, adorable mais qui ne la comble plus sexuellement, des interrogations sur le sens de la vie ou celui de la mort, l’amitié, l’amour... Autant de situations que l’héroïne devra gérer, toujours armée de son humour et de ses envies de croquer la vie… Comment vivre l’amour quand, avec l’âge, le désir change? Elle nous donne ici sa version… savoureuse!

Le Complexe d’Éos, éd. Robert Laffont, 2017.

28/02/2017

L’appel des 7

5034549_6_f329_la-pneumologue-francaise-irene-frachon-le_2b992eb33cb2fa8ae91afd244607b966.jpgIls sont 7. Sept* médecins et personnalités engagées dans la santé, à signer aujourd'hui une tribune dans les pages de notre confrère Le Monde pour interpeller les candidats à l'élection présidentielle. Avec chacun d’entre eux, j’ai eu des échanges ou suivi des dossiers, et pu ainsi mesurer la mesure de leur propos et la solidité de leur expertise. Chacun de ces sept spécialistes voit de sa fenêtre que la mortalité évitable augmente (chiffrée à 100 000 par an en France) dans des domaines où elle devrait diminuer. En tant que témoins privilégiés, ils font le point sur leurs constatations de terrain et sur les enseignements de la science, données trop souvent méconnues des dirigeants politiques. Tabac, alcool, sécurité routière, médicament, qualité des aliments, voici les domaines dans lesquels ils souhaitent rappeler quelques éléments qui permettent d'éviter des accidents de santé et des maladies. Ce sont ces quelques lignes que je vous propose de lire ci- dessous. Parce qu’elles nous aident à nourrir notre réflexion, et que si un politique averti en vaut deux, il en est de même pour chacun de nous!

*Gérard Dubois (professeur de santé publique, Académie de médecine), Irène Frachon (pneumologue, CHU de Brest, ici en photo), Claude Got (professeur honoraire de médecine, université René Descartes), Serge Hercberg (professeur de nutrition, université Paris 13/CHU Avicenne), Catherine Hill (épidémiologiste, Institut Gustave Roussy), Albert Hirsch (professeur émérite) et Chantal Perrichon (présidente de la Ligue contre la violence routière). Leur questionnaire adressé aux candidats à l’élection présidentielle se trouve sur le site Securite-sanitaire.org.

« Santé : Nous dénonçons les agissements de puissants lobbys »

Pour les signataires de cet appel, des intérêts financiers dictent encore à l’Etat sa politique en matière de santé. Ils souhaitent que les candidats à la présidentielle prennent prendre clairement position. La santé est un sujet politique. Il est grand temps qu’un président de la République s’oppose courageusement à sa financiarisation. En effet, si l’état de santé des Français s’améliore, il reste un grand nombre de maladies dont le traitement est lié à des industries qui la sacrifient pour accroître leurs profits."

La tribune complète « Santé : Nous dénonçons les agissements de puissants lobbys » en cliquant dans la suite de la note.

Lire la suite

16/02/2017

Sleepbox, pour la paix des ménages même avec apnée du sommeil !

apnee.jpgIl ou elle ronfle magistralement et surtout enchaîne les pauses respiratoires si angoissantes pour le conjoint qui tente de dormir dans l'autre moitié du lit? C’est peut-être une apnée du sommeil. Ce trouble n'est pas seulement une source d'insomnie pour le partenaire, c’est aussi une maladie aux conséquences sous-estimées. Car l'enchaînement des micro-réveils, indispensables pour redonner au corps l'ordre de respirer, épuise le patient. En privant le cerveau d'oxygène, ces apnées multiplient par cinq le risque d'hypertension artérielle et d'accident vasculaire cérébral, par quatre l’arrivée d’un diabète de type 2, par 2,6 la probabilité de faire une dépression, et par 15 (je l’écris en toutes lettres : quinze) les accidents de la route, rappelle le professeur Jean-Louis Pépin, professeur de physiologie au CHU de Grenoble. Ce n'est pas rien! 20% des 45/65 ans et 30% des plus de 65 ans sont concernés.

La parade est connue et efficace: porter pour dormir un masque nasal ou noasobuccal relié à un tuyau par lequel de l'air est propulsé de façon à maintenir ouvertes les voies respiratoires. Finis les ronflements. Fini les pauses respiratoires. Le cerveau enfin bien oxygéné peut se reposer, et la vie reprend des couleurs.

Ça, c'est dans le monde idéal.

Dans la vraie vie, non seulement la majorité des personnes souffrant d’apnées du sommeil ne sont pas traitées, mais même celles qui disposent de l'appareil ne l'utilisent pas toutes, loin de là. Certaines refusent carrément de le garder chez elles. Une des explications est que, si les machines ont fait de gros progrès en termes de niveau sonore, elles continuent à donner à la chambre à coucher un air d’hôpital. C’est loin d’être un atout pour la vie de couple et pour le moral ! « Pour être utilisées, les appareils doivent faire envie et démontrer qu’ils améliorent la qualité de vie », insiste le Dr Marc Sapène, pneumologue.

Voilà qui explique sans doute l’enthousiasme de plusieurs de mes amis (dont j’ignorais pour certains qu’ils avaient recours à ce type d’appareil) à qui je parlais de l'initiative de Sefam. Cette start-up de Nancy a décidé de moderniser l'objet. Le désigner français Philippe Starck a relevé le défi dans l’enthousiasme avec l’espoir d’aider à lutter contre la honte liée à l’utilisation de l’appareil –il parle de « dé-hontiser » la machine.

OUvS1AZTg2VkUde91OMh.jpgL'appareil qu’il a conçu, baptisé Sleepbox, ressemble plus à un gros radio réveil qu'à un appareil d'hôpital. De couleur noire (il devrait bientôt exister en blanc, voire en d'autres couleurs), il remise à l'arrière de la machine les entrées des tuyaux, pour plus de discrétion. Le tube a pris une couleur translucide noir et gris, plus chic. Voilà pour le design. Côté modernité, bienvenue dans le monde de l’informatique : le dispositif recueille les données (temps d’utilisation, fuite d’air éventuelle, pression…), fait des statistiques, ce qui permet de mesurer et d’améliorer son efficacité. Ces données récupérables par blue tooth sur un smartphone, visualisables en couleur (vert : tout va bien, orange : moins bien…) peuvent être partagées avec le médecin. 

Pour le patient, aucuns frais, comme les autres appareils de pression positive continue, celui-ci est inclus dans le forfait de prise en charge de l’Assurance maladie. Il suffit de le demander au prestataire chargé de l’équipement. Un coup de pouce pour se motiver et mieux observer le traitement. Ce n’est peut-être pas la peine d'attendre la prochaine Saint Valentin pour le tester ?

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique