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07/04/2016

Free to run : le film qui donne de l’énergie

F370561.jpglash-back dans les années 1960 ou 1970 : qui parmi vous chaussait déjà ses baskets pour courir?  Pas grand-monde, tant ce sport aujourd’hui si populaire, semblait alors réservé à la compétition. C’est ce que raconte le film «Free to run» sur les écrans à partir du 13 avril. Bien ficelé et tonique comme un coureur attaquant un marathon, il donne la parole à ces amoureux du sport séduits par une activité quasi gratuite (une paire de chaussures suffit), qui favorise le dépassement de soi avec ou sans sens de la compétition, et apporte un infini bien-être.  « À l’époque, nous passions pour des cinglés », raconte l’un d’eux avec un grand sourire. D’autres se souviennent avoir été traité de « farfelus, fous, bêtes curieuses ». Ne parlons pas des femmes, qui ont dû se battre là aussi deux fois plus pour imposer leur présence et pas seulement dans les compétitions. Saviez-vous que les femmes ont été interdites de Jeux Olympiques dans la discipline de 1928  à 1960 au motif qu’elles étaient physiquement trop faibles ? Aux États-Unis, en France, en Suisse, aujourd’hui sexagénaires ou septuagénaires, ces coureurs de la première heure racontent la montée de l’engouement pour le jogging du dimanche, devenu un phénomène de société et une passion universelle, et son impact sur l’évolution des mentalités. Et sur leurs vies aussi : la confiance en soi que la course leur a apporté, le plaisir de partager l’activité avec des hommes et des femmes de tous âges, de tous milieux… Un sport qui fait du bien au moral et au corps. "Free to run", libre de courir en français, un documentaire qui donne envie de sortir ses baskets et d’aller humer le bon air du printemps. En petites foulées…

Free to run, de Pierre Morath. Sortie nationale le 13 avril 2016

 

29/03/2016

Trouver chaussure à son pied senior

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chaussure.jpgEt nos pieds, au fil des ans, ils deviennent quoi? La Fédération française de la chaussure a mené l’enquête. Les pieds de 600 personnes de plus de 50 ans, des hommes et des femmes, ont été mesurés avec un scanner en trois dimensions. La question était de savoir s’ils étaient différents de ceux de leurs enfants. Eh bien non ! Seule la largeur du talon augmente un peu, chez les hommes comme chez les femmes. Oubliez l’idée que nos pieds s’affaisseraient, justifiant de nous chausser d’informes souliers ou – pire – de chaussons mous. En revanche, l’épaisseur de l’épiderme a tendance à s’affiner, expliquant sans doute une sensibilité accrue dont font mention 50% des personnes de 50 à 80 ans. De jolies chaussures, oui, mais confortables et douces, voilà ce qu’il nous faut.

De quelle pointure? 37 ou 38 pour 47% des femmes, seules 8% se chaussent en dessous d’un 36 ou au-dessus d’un 41. Chez les hommes, 57% ont besoin d’un 41, 42 ou 43, et seuls 2% font moins que 38 ou plus que 45.

La pointure, c’est une chose, le volume, c’en est une autre. Et il peut varier de beaucoup selon les personnes. Pied fin ou costaud, l’essayage s’impose pour ne pas souffrir une fois sortis du magasin ! Et c’est là que les marques « spécial senior » apportent leur petit plus. Car tout cela joue sur nos déplacements. Rien de tel qu’une ampoule ou une sensation d’être compressé pour couper l’envie de se promener.

Quel modèle choisir? L’enquête observe que les talons compensés ralentissent la marche et font faire de plus petits pas. Que les modèles à lacets, à l’inverse, aident à marcher vite, sur le plat comme en montée ou en descente. Que les semelles plates fatiguent, et que l’instabilité s’accroit aussi bien avec une semelle lisse, qu’une semelle trop fine ou qu’une « débordante ».

Les chercheurs ont fait marcher les testeurs sur un tapis roulant pour trouver la chaussure optimale. Résultat: le talon de 3 centimètres est un maxi pour les seniors. Et des semelles à picots favorisent la stabilité, pour autant que cette stimulation de la voute plantaire soit jugée agréable.

Bref, du beau, du bon mais surtout du pratique, qui tient bien au pied, pour une chaussure pas trop lourde et esthétique. La Fédération française de la chaussure met en avant dix marques partenaires en destination des seniors, et organise un jeu concours pour tester les connaissances des consommateurs seniors, jusqu’au 14 avril. Histoire de trouver chaussure à son pied !

07/03/2016

Médicaments : tirer les leçons du passé!

L51QvFXpL5uL._SX319_BO1,204,203,200_.jpges effets secondaires des médicaments peuvent être redoutables, l'histoire nous l'a souvent prouvé. Y sommes nous suffisamment attentifs? Pas sûr! La dernière enquête publiée sur ce sujet le rappelle. Cosignée par le Dr Irène Frachon, qui est à l'origine de l’affaire du Médiator, elle a aussi pour objectif de nous aider à mieux nous protéger. Nous l'avons reçu en avant première, voici ce que j'en ai retenu...

Attendu en librairie aujourd’hui, le livre « Effets secondaires, les scandales français » publié chez First Edition revient sur des épisodes peu glorieux de santé publique, et sur des traitements aux conséquences désastreuses - maladie, handicap, voire décès - pour ceux qui les prenaient en toute confiance. Au terme de leur enquête, les auteurs pointent la difficulté à tirer les leçons des erreurs du passé. Le Dr Irène Frachon, qui a fait connaître l’affaire du Médiator, signe la partie consacrée à ce traitement diabolique, ce qui donne un poids supplémentaire à ce livre. Les autres chapitres sont rédigés par Jean-Christophe Brisard, un journaliste, et Antoine Béguin, un avocat qui revendique avoir été le premier à avoir fait condamner un grand laboratoire pharmaceutique, le britannique GSK. Rappelons aussi, avant d’aller plus loin, qu’une même molécule peut être utile ou toxique selon son dosage et son objectif, et que certaines périodes de la vie sont particulièrement à risque, la grossesse et l’enfance en particulier.

Leur livre s’articule autour de bonnes questions :

Pourquoi un médicament comme le Thalidomide, prescrit contre les nausées des femmes enceintes dans les années 1950 et responsable de milliers de malformations physiques en Europe et aux Etats-Unis peut-il être actuellement prescrit au Brésil, avec les mêmes effets ? 5000 survivants désormais quinquagénaires doivent vivre avec des mains ou des pieds directement fixés sur l’épaule ou la hanche, et sont la preuve vivante de ces dramatiques effets secondaires. Et voilà que cinquante ans plus tard, le traitement est à nouveau prescrit, y compris en France depuis 2009, notamment contre le myélome (cancer de la moelle osseuse).

Pourquoi malgré les doutes apparus en 1953 sur ses effets négatifs, le Distilbène a-t-il été prescrit en France jusqu’en 1977 ? Utilisé contre les fausses couches à partir des années 1940, il a entraîné des troubles de la fertilité, des handicaps et des cancers sur plusieurs générations dans les familles des 160 000 mamans qui en ont pris. Réagirait-on plus tôt aujourd’hui ?

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